LE SOCIALISME ET L'AHT 603 lisme scientifique. J'ai dit déjà l'an dernier, dans le Combat, toute mon admiration pour :\laximilien Luce. Il est un de ceux qui ont le mieux compris et le mieux rendu la vie moderne, en ses études si personnelles sur le Paris ouvrier, les hommes et les choses. Son exposition de cette année est des plus remarquables. Avec lui je citerai ces deux bons naturistes épris de la Yie rustique, des aspects si variés, si admirables, si glorieux des champs.- Léo Gausson et Cavallo Peduzzi. Très bien vraiment, cette nuit bnmieuse de Gausson. On sent là une observation patiente, une analyse extrême des choses, mais de plus une faculté profomie de synthèse et d'évocation. Cette synthèse nous paraît manquer dans les œuvres <le Van Gogh. Le Couchel"de soleil, de Gausson, ofirc d'exactes notations, mais trop divisées, sans fondu, d'une exaspération violente, et nous lui préférons le Soleil couchant à Chalifer, de Cavallo Peduzzi. Sur un petit promontoire au bord de la Marne, un paysan courbé dans son champ; au fond sur l'horizon dans un vironnement d'or le soleil se couche; les ocres de la berge paraissent plus bruns, les eaux denses plus profondes, étincellent par places. Dans l'atelier du père Baptiste, un sabotier de Lagny, Cavallo Peduzzi a rendu très habilement la pose <l'une vieille ménagère qui tricote. J'ai noté en passant des tableaux de !\Dl. CuYellicr (Boigneuse et Route de Saint-Cassicm), Daniel ::'llonfrcid (Yallée à Sctint-Chély), Debray (Étude Garches), Engel (Dessins), Femnw ci. Set toi/elle, de Sauzi, qui m'a rappelé le faire de Luce, !bels (Soleil couchant), surtout l'I-fonnonie d'Automne d'üsbert, une toile des plus intéressantes et qui mérite de chauds compliments. L'étude Femme nue de M. llippolyte Petitjean est bonne. e sont pas à dédaigner non plus les jolies études de Richard Ranft; sa Danseuse, sa Pal"Ïsienne sont de bonne venue. La première surtout. Richard Ranft, qui a chroniqué jadis aussi spirituellement qu'il peint, aurait pu exposer aussi à poil et plume, avec notre ami Jean Rameau. Je ne veux pas oublier encore, de Théo Van Rysselberghe, P01·• trait et la Vallée de la Sambre. Bonne exposition que celle de M. Rysselberghe. Et pour le plaisir, la joie qu'ils me procurent annuellement, un mot pour les envois de M. Rousseau, qui du reste, . je le reconnais volontiers, a fait depuis sa première exposition un très grand progrès. J'ai revu les ,-lpaches de :'ILScott Fuller, qui me remémore toujours agréablement Buffalo Bill. A cette date de mai, nous sommes heureu:{ d'avoir à signaler dans le mouvement artistique socialiste, deux publications d'un intérêt particulier. La Bataille a donné dans son numéro du 2 de ce mois, des articles
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