LES COOPÉRA TlONS OUVRIÈRES sciences ne permettent plus de ~roirc perfectibles en elles-mêmes les institutions sociales existantes. Uno transformation, qui s·esquisso déjà, sortira graduellement du stade actuel, aYec une rigoureuse logic1ue, comme du bouton de fleur. C'est un fait. I.e nombre de ceux qui pensent autrnment diminue chaque jour. Et ce fait est aussi explicable quo les dernières illusions d'une école économique - l'école du laissez faire - qui ne compte pas tous esprits médiocres. Ces illusions, citoyens, ont clé celles de beaucoup d'entre nous. Rien de plus séduisant, à première vue, que l'individualisme. D'autre part, c'est une longue pénétration, fort ab,lra1tc, que nécessite la conception d'une société si différente de la nôtre qui la contient pourtant en germe, comme la société antérieure à la Révolution que fète aujourd'hui le monde contenait la nôtre. Des hommes très intelligents n'ont pas eu l'occasion de faire ces études; et le leurre de l'individualisme aidant, qui voile subtilement du nom sublime de libert6 une exploitation affreuse, et de concurrence féconde une meurtrière anarchie, ils croient que nos institutions sont Je moins mauvaises possible et que les c1,aintes injustes peuvent en être atténuées. :'-lais quand une société s'immobilisa-t-cllc? Toutes les formes sociales qui se soul succédé à travers les â.ges s'engendrent naturellement les unes des autres, cl, sui, ant les lois de la vie, il en sera toujours ainsi. Chaque forme ~ort de la précédente comme une fille plus belle qui iuc sa mère en naissant: et toujours les esprits myopes, témoins du phénomène, \'Culent sacrifier l'enfant pour conserrnr le cadavre ... et le perfectionner. La fin de notre société, par la force des choses, approche: les socialistes veulent une société dont la base - propricté collective du sol cl des instruments de tra,·ail - soit enfin le rnssort naturel et aisé de progrès toujours obtenus jusqu'à cc jour par la force et dans le sang. On ne reprochern pas aux 0oopcrateurs belges de mettre leur programme collectiviste dans leur poche, et l'on ne pourra plus dire après de tels exemples que coopératisme et socialisme ont quelque chose d'incompatible. l'état social dans son ensemble et, en particulier, de concourir à l'émancipation complète de la classe ouvrière. Le Congrès, rcconnaissam ,1uc les Sociétés coopératives ont pour but: !• L'amélioration du sort des ménages ouvriers par l'achat en gros et la répartition de marchandises de première nécessité, et surtout de première qualité, qui doivent apporter un bien-être immédiat dans leur intérieur; 2• Qu'une fois que la grande masse des travailleurs aura la consommation à son service elle aura acquis par cc fait l'outillage de production, qui n'est que le complément de la consommation; Pour ces motifs, Le Congrès invite tous les travailleurs à se joindre aux sociétés coopératives de consommation, qui ont un but unique, l'émancipation économique el sociale.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==