La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

54 LA RE\'UE SOCIALISTE autour de lui Yiennent se grouper un cercle d'étude, des chambres syndicales, des sociétés de musique, de gymnastique (1). » Toutes les grandes coopérations belges fonctionnent sur le modèle de celle du Voornit. Aux établissements divers de consommation, elles ajoutent des ateliers de production pour les industries concernant l'alimentation et le vêtement (boulangers, tailleurs, cordonniers, etc.). En un mot, clics s'eITorcent de faire produire directement les objets de vente; mais cette production ne va pas très loin, et les coopérateurs belges sont bien loin de partager les illusions de Charles Gide sur la possibilité de réorganiser le travail par les sociétés de consommation. A leurs yeux, la coopération n'est que l'un des moyens à employer pour arriver à la transformation sociale, dont l'avènement est proche (2). A cc Congrès coopératif de Paris, où les coopérateurs belges firent si vivement ressortir le caractère social de la coopération, Célestin Dcmblon, délégué de la Populai,-e de Liège, fit entendre des paroles dont le caractère radicalement socialiste ne saurait être <:ontcsté (:3) : Les vastes élucidations d"unc sociologie strictement d6duite de toutes les (1) Cé~ar uE PAEPE,Discour-sau Co11arèscoopératifinte,·national de Pa,·is. Les principaux fondateurs du Vooruit sont Ansccle, Van BHéren, Dewitte, Vcrbou"·cn, llurdeyns. Les autres sociétés sus-nommées ont pour principaux fondateurs Le Pro9rès de Jolimortt-la-Louvièrc, Th. r>lassart, Abel \\'orle, Hector J-:Hard, Yictor Daly, G. Deschamps, F. !llcrcier. La Maison du Peuple de Bruxelles, César de Paepe, Louis Bertrand, Volders, Dcsfnet, Ed, llosiers, Claes, de llaes, Detry, Gerris Pierrard, Renard, Standaert, K. Van-Loo. Le \Verker d'Anrnrs, P. Nevelsteen, Constant Goetscha1k, Call""acrt. La Populaire <leLiège, Blanvallet, Demblon père, Célestin Demblon, Collin, Ern. llonrion, Burg. (21Ces cinq grands groupes mentionnés plus haut ne comprennent pas tout le mouvement coopératif belge, qui, en 1889, était arrivé aux chiffres suivants : CoopératiYes alimentaires . 53 Boulangeries . 36 Banques populaires . . 19 Sociétés de production 18 Syndicats agricoles . . . . . . 15 Coopérati\"cs d'iu<lustriels etde commerçants 10 Pharmacie; populaire~ . . . . . . . . . . . . . 6 Unions <lecrédit. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 Sociétés diverses . 17 Total. . . . . 179 (3) Les délégués belges tentèrent de faire adopter les résolutions suivantes : Le but des Sociétés coopératioes doit etre de travailler à l'amélioration de

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