)JOU\.E)!E;s;T SOCIAL E:-1FR \:/CE ET A L'ÉTRANGER 503 Guesde. venant de ,·os congrès de Lille et de Calai•, apportèrent au congres de Ilallc ks saluts des frères français, ils furent accueilli~ par ùes cris cent et cent f<>isrépétés de : • \ï,·e la Frnnco socialiste! \ïre la France des ouYrier:-i ~ ,, t'ri~ qui se mêlërcnt aux <'ris <le: cc Yi,·e l'.\llemagnc socialiste! » que pou,,è1•e11t ,·os représentants. Ces vivais cent et cent fois répétés du congrès de l lallc étaient l'expression des sentiments et de la pensée de L\llcmagne socialiste qui, aux élections du 20 fhricr 1890, avait curoyé un million et demi d'hommes aux urnes. A llallc on rcnou,·ela solennellement l'alliance fraternelle que nous a,·ions scellée en juillet 1~89 à Paris. Le 18 mar, - l'anniversaire de la rholuliou de Berlin de 1818et de la Commune de l'aris de lRiJ - est devenu un jour ,le fèlc internationale que l'on se remémore sérieusement dans noire Allemai;:ne. dans chaque ville, dans chaque localité où il y a des démocrates soeiali~tcs, pour préparer la génération actuelle, par le sourenir des hauts faits du passé, à la lourde tâche du présent et aux t:\rhcs plus lourde,; encore de l'arnnir. Dnos quelques -..cmnine-; une seconde ft1tc internationale nous réunira encore: la f,'tc de mai, à laquelle les oun'iers allcman,ls, uni; <le c(rur arnc le~ prolétaire~ de tous les autre-; pay:-;, réclameront, aYec une unanimité et des forees numériques qui commanderont le 1·espect, la journée de huit heures, et manifcstcr ..nt <1u'ilsfont partie <le la communauté internationale de classe la qui tra,·aill,,. Les ad,·crsaires ,·ou,; cli~rnt bien, pour s,:mer la défiance et la discordr, que la démocratie socialiste allemande a cc,si,, depuis le retrait de h loi de répression tlu socialisme, ù'dt·o cc qu'elle était aulrcfoi,. C'est une calommc ridicule. ;>ious ,omm<.ls cc que nous étions et cc que nous resterons loujour,; - des démocrates socialistes. Il suffit: nous mus tendons une main fraternelle par-dessu~ le Hhin et les \' osgcs, en sou,·enir tic notre el do votre 18 mars. T.a paix du monde dépend maintenant <lu peuple français et <lu peuple allemand. Puissent nos communs efforts réussir à ,·ainere le chauYinisme des clas,es qui possèdent, à mettre fin pour toujours, par la li;:ue de la paix <lu prnléta,·iat international, à l'exploitation capitaliste qui est la mè,·c des lutte~ de classes et de la guerre, el à faire de la fraternité des hommes cl ùes peuples une "érité. Berlin, le 15 mars 1891. .\,·ec le salut démocratique socialiste, G. f.JEBl\.~ECIIT. ANGLETERRE L'Union dPs chrn·gew·s cle LonrlrPs. - Les affaires des chargeurs de navires Yont de mal en pis, nous dit la Société nouvelle. Après les succès obtenus pendant la grande grève, ils se sont constitués en une Union. Bientôt cette Union se laissa aller à l'égoïsme qui a souvent caractérisé les unions ouvrières. Elle a déclaré qtt'après avoir atteint un certain nombre d'adhérents. elle ne recevrait plus de membres, et que les union:stes feraient la guerre aux non-unionistes qui voudraient travailler dans les dock~. - Bref, comme toute société clans la société actuelle, elle a _voulu constitQer un
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