!l'irnc communisl<'. l.a 1°rr,· app artient à tous. Plu, lard, le, tribus rnn1 1u1i>renl les krntoire"-i de l'h:t...,-..Ppar la force de.., nrmc-.;. La propriôtU privi•C' 1 indhi- <lucll,• psi ni•e. Eli,• ,c pou,·,uit dan, la -uitc a,·cc ragricultur,•, quand le rulti\'atcu1· fait \'aloir lui-ml·mu lt! '>ol. \ujourJ"hui, uue force nouYclle a pris na1S,anrc, ,··r,t la .-ollcc tivit(· ounii•re, au~-;i hicn clnn::,lïn<lu-..Lri«' quû dnn~ l'aµ-rit:ullur,~. Le c11Iti,·ateur propriétaire de son champ e~t remplac.:'•par une armbr- d'ou- 'Ti1'r~, de ,al:irii-" aE?ricnlcç: ,f'nlli\'ant ~n gran,1 ù l'nide de ma<"hnc-s. J .'arti"-an tt·Maillanl pour son romptc et propri,,tairo de son oulillai!c c •st ,·emplae,•, lui aus,i, par l'armér i11Ju,1ricllc produi,ant en !{rand :', l'aide de s mad1ine,. Le travail est donc devenu coll ectif, mai, la propriété de lïn,tr um,·nl ,le tra- ,·ail est restée intli, iduelle, et c·e,t 1:, !.·,cause ,les misi•rcs d "aujour,lï1ui, des souffrnnces populaires, misi•res cl souffran,·,·s qui ne di,parattr ont 'l"'' l01·,quc la tcr1·c cl le, in,trumcnts de tr a,ail ,ernnl ,1,·,cnus collc,·lif, comme le tra,ail lui•ml'mc. C.r:\cc aux maehinc~, la procl ucti,·ité du tra,·ail a augmenté ùans de, pro- portions con-.idérablcs. Dans certaine in,lti-lric, la proportio n est de 1 :i :im. :-lai, crlte pro,lu<'lidté- plus gr ande clu ti-a,ail n'a pas profité au 1ra,·a1llcur, cl cela parce 11uïl u'esl pas propr iétaire ck lïn,trumcnt de tra,· ail quïl fait pro- duire. Bi,·n au contraire, ,·eue pmJu,'tinté plus l!'rande du trarnil a été pour l'ounier une ,·au,e de servitu de plus considérable que <'el le qu'il stlpporlait jadis. Le tra,ail. ,!ans les <·ondilion, ac1uellc,, es1 devenu une marc handise entre les mains ,lu capitaliste. Les machm,•s, qui f<lntconcurrcn<'c aux tra,aillcurs, sont eausc Ju nomhro toujour s plus !(rand ,ks Mns-tr:n·ail, naic armée de réson·e <lu capital, armée de réserve rini permet ., u, industr iel,, de pousser ,\ la bai:-;....e ,l~~ salaires. Aulrcfoi,, l'ouvri~r artisan i•ta il protél!'è par sa rapacité ounic rc, technique. Cel!•' <'apaeité a disparu avec les marhine,, riui font J., l"ûunicr un simple complément de l'outil. La rnad 1inc a au,,i mdustriali,é la fe mme cl l'enfant, el rcniréc dau, le, fabriqués d e la femme cl drs cnfan1s a co mplété eneo1·c la concurrence que déjù les mach ines faisaient ù l'homme, au mari. Oc telle sorlo que l'employeur a aujourd'hui, pour lo salaire <iu'il payait jad is au seul chef de famill,•, le travail do celui-c i ot ensuite de la femme el de s enfants. ('"est h\ le crime de la société bour!l'oo ise, le crime du ,·apitali,me ! Quelles sont les raisons d'èlro du collccti,·i~me·? li ~ en a deux : 1• Sa po,sibilit6; 2• Sa nécessité. Voyons d'aborJ sa possibilité. La proprii•té capitaliste se montre à nou, comme indépendante du proprié- taire, car ce sont les non-propr iét:,ircs riui font valoir le capit al. Le propriétairo ne fait donc plu s valoir lui-m,'me son capital c omme j,,di,,cl cependant la propriét6 fonction ne, s'agrandit. C'esi là la carac téristique de la propriété aduclle, el c·esl au~s i sa condamnation. Voua ronnaissez Ja parabole de ,:a inl-Simon Il a,·ait imaginé q u'en uno nuii l'ange de la mort aurait f rappé tout le monde dirigeant, depuis le roi jus- qu'au dernier sous-préfet, et il se posait la queshon: Qu'adviendrait-il? C-equi adviendrait, c'est que, malgré la mori des gouvernants, la v ie sociale serait continuée comme si de rien n'é tait. Faisons, nous aussi, uno suppo sition : supposons, par exempl e, que tous les actionnaires de mines, des che mins de fer, des filatures, de la graudc indus- trie, en un mot, disparaissent d u Jour au lendemain. Y aurait-i l quelque chose de changé! Les chemins de fer ne continueraient-ils pas à marcher, le charbon d'être arrad1é du sein de la t~ rre, etc.·?
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