MOUVEMENT SOCIAL EN FRANCE ET A L'JtTJt.\;-.;Gi.1 1 4i1;; BELGIQUE D<'u..r Co11(1frences de G1(esdc. - L<'mois drrni<'r, à la JTuison dn Peuple, brillante Conféren<'c de J ulrs Guesde sur Le 801·ù•liS11w en 18\J 1. La personnalité et le grand talent. oratoire de notn• an u étant trop connus pour que nous a., ons à le présenter à nos lecteur,;, nous lui épargnons nos élog<'s : J\l dois remercier le Cercle des étudianh so.-ialistes et le Parti Oll\ricr do m'avoir i11\'it(, à relle ri•union. )la p1·1•mi{•1·,•parole sera donc un rcme,·,·i,·ment en n\,'me t,•mps qu'un salut fraternel du parti otnTi1•1·fran ,ais au ,aillant parti OU\'l'Îer hcl!,!e. I.e peuple trnvaillcur s,,cialistc ne rc<'onnalt plus de frontière s ni de haines de peuple à peuple C'omme jadis. Le !{rand mouvement de l' \ssodation internationale des tra,aillt•urs a i•lt· le point de départ tic ce dt:111gement d'idées dans l,•s ccr\'eaux populaires d ,·c mou,·er ncnt contintH' de nos jour,. l'ar no~ Congrh internationaux tenus:\ l'ads en 1~8\let par la mauifrstation univer8ellc <lu Ler mai 1801 1 le parti sol~iali:--te.._·e:,tnfllrmé de noun~au ('t, av0 c uno puh;~ancc extraordinaire, ,·ornnu' un parti interna tional. ('cla. de\'ait êtrt.\ d'nillcur~, cnr aujourd'hui tout ~'intt•rn,uionalisc. Lè t.·apital ne cunnnlt pas de frontières, les gou,·c,·nants funL dPs l'On\'ention s qu, li,,nt tous les peuples: pourquoi Ir~ tr:nailleur, ne f,•rai,•n1•1bpas de mi·md ~us rc,cnc.lication~sont identiques pnrlout. Nos programmes ~ont &gaiement ,emhlnbk, d romme h ut à aUci11d1·,·,et eomrn<: moyen d'adion. Le soriali,mc, en l~ll, ,c présente donl' :\ no, yeux sou, une forme commune, ülteruationalc. L .. -i m(tnic pcn:-;éca~ite nos (~ervcau\., la. mt.\mc rnl•thode nolis réunit. Nous comprenons tous que le pro!Hariat ori:anisé doit for mer un parti distinct des autres partis et marcher à la ronqui•te du pouw,ir poli1i11uequi, par cc moyen, ar1·i,·c1·a à une tran~formalwn t.·•('011omiqued la :sO(·iété. Guesde rdait alors une partie de ha ,·onfét·ence collectivi ste de la \'Cille. Il montre quel est l'état actuel, se~ défaut~, ses eauscs de ruine cL de d1s,,11lu· tion et enfin quelle est la tendance ,·ollc,·tinste de notre monde éeouorniquc moderne. On m·a accusé, dit-il, de ne pas avoir conclu samedi dernie r, de ne pas·a.,·011· décrit en détail cc •1uc seraiL la société de demain. Cela n'est pas sérieux. On ne sait pi.s d'a"anC'c ,·e que s era la société de demain, si cc n'est dans ses grandes lii:ncs . .\ l'approche de chaque ruvolution on est sou\'ont ignorant de cc <JUC sera lo lendemain. En 17ti9, lorsque le tiers éla.t ou hou1·i:coisic s'est emparé e du pouvoir politique, savait-clic ,·e qui se ferait? Pas le moins du monde. La. bourgeoisie ,·ou- lait le pou,·oir politique pour organiser sa puissance écono mique. i\lais elle ne savaiL pas, elle ne pouvait pas prévoir que quelques ann ées plus tard elle proclamcraiL la République et ferait tomber des têtes sur l'échafaud. si Louis XVI avait consenti à ètre le roi des bourgeois, cumme il a,ait été lo roi des nobles et des prêtres, la Républir1uc n'aurait pas ,·u le jour, et le roi n'aurait pas eu la tète coupée. En 1789, on ne pouvait pa s prévoir nc,n plus ce que serait la constitution économique nouvelle ni surto ut cc que donncrniL cette constitution.
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