La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

IŒ\"UE UES HE\"UES l167 <le YUC des intérêts c;c:onomiques de l'Union et des pays à étaloo d'argent ou bi-mHallistes, il approuve le ,·ote de la loi aux te rmt•-, de la4uellc le Td•sor de \\" ashington devra acheter, tous les moi._, au cour:; moyen, l'énorme quantité de 1i,:-10~,oOO onces de métal blanc. Xuus avons autrnfois, dans les pages de ce recueil (l 1, étudié la question monétaire et donné les raisons d'ordre théorique et pratique pour lesquelles nous pensions <1uele 1.Ji-métallisme était un s~stèmc mont'lairc inféri(·ur au monométallisme et conclu à la supêriol'ité de l'étalon d'or 1,u1·l'étalon d'argent. Xous ne revi enclrnns point sur cette controverse, l'espace d'ailleurs ne nous le pe1-mettrait pas; nous nous bornerons à indiquer quelques-unes des raisons in,·ot1uécs par l'éminent économiste belge, à l'appui de ~on opinion bi-métalh:,le : On sait que le rapport <lenlleur qe l'argent à l'or est de 1::i à J, dans les pays de l'L nion monétaire latine; c'est-à-dire qu'avec lj parties de métal blanc, on achèt<' une partie d'or .. \ux l~Latsünis, cette proportion est de IG à .l. Longtemps, le rapport den\- leur a été d'une exactitude approximative. Après h découverte de gisement,; argentifère,; abondants, la valeur de l'argent a diminué et les pays oü le métal blanc a coues légal se sont trouvés, par rapport à ceux monométalli,,te,; or, encombrés d'une monnaie d{opréciée, dont la valeur bais,ait, au fur et à mesure que la pro duction argentifère augmentait, tandis que celle de l'or restait statio nnaire. Ces pays durent suspendre la frappe <lel'argent, la liber té de la frappe entrainant comme conséquence l'i·change d'un métal déprécié contre un métal de valeur supérieure; ceci en 1·ertu de la « loi de Gresham~, que la mau,·ai,,;e monnaie c:ha,,scla bonne, pa rce que celk-ci est la pius demand<'.·epour les échanges internati onaux, dans lesquels la première est repou-.sée et n'u point pouvoi r libéra• toire. Seuls, les États-Unis ont, sinon maintenu la libert é de la frappe, du moins encouragé la production de l'argent et ils ;::esont efforcés de maintenir les cours en imposant au Tré::,or l'ob ligation d'en acheter tous les ans d'énormes quantités. :\I. de Laveley e pense que ce sont là de sages mesures, parce que l'argent ne sau rait dis• paraître en tant qu'étalon monétaire, au moins égal, sino n supérieur à l'or. Le rapide développement de la civilisation provoque, en cITet, une circulation économique de plus en plus considérable, entrainant un besoin croissant du signe monétaire. La production station• naire de l'or entt·a,·e les progrès de la circulation, à laquel le il ne peut fournir le médium d'échange que la production croiss ante de \ll Rerue socialùte de décembre 1885: La question mol!l!tai,·e.

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