REVUE DES REVUES <l'atteindre, parce que le gouvernement, d'une part, n'a pas le sentiment des graves devoirs qui lu i incombent sur ce point; que d'autre part, notre législation sur l a propri<'·té bâtie devrait être remaniée de fond en comble, Cat' à cette heure, l'administrntion, même animée de la meilleure volonté, est impuissante à imposer aux propriétaires l'observation des règles l es plus élémentaires de l'hygiène publique. L'Assislance, bulletin officiel de la Policlinique de Paris, est une petite 1·evuemensuelle, à. laquelle nous sommes heureux de s ouhai- ter une cordiale bienvenue. La Policlinique ile Paris est une « association d'assistance médi- cale et d'enseignement pratique de la médecine », ayant pour but de « donner gratuitement aux malades indigents les soins mécli- ,caux et, s'il est possible, les médica ments». Cette Société est fondée depuis un an à peine. Déjà, elle a pu éditer un or gane scientifique spécial, les Annales de la Polict;ni<JHI', auquel elle ajoute, en 1 '!H, !'Assistance, traitant des questions plus générales d'assistance publi- que et médicale. L'intérêt qui s'atta che t\ ces questions est grand. On sait dans quelles conditions dép lorables fonctionne aujourd'hui l'Assist.ance publique. Tout est à faire et à créer. Certes, des pro- grès considérables ont été accompl is depuis un siècle; ce n'est pas nous qui Je contesterons. Quoi qu e disent les catholique::;, la Révolution a innové en cette matièr e comme en tant d'autres et a proclamé des principes de solidarité sociale dont le développement a grandement contribué à améliorer une foule de choses. Pou r se rendre compte des amélioration9 importantes réalisées depuis, il suffit de comparer l'état actuel de nos hôpitaux à cc qu'il était autrefois, on se convaincra tout de su ite quels résultats ont été acquis. Seulement, avec le progrès des idé es de solidarité, le sentiment des droits et des devoirs sociaux s'est parallèlement déYcloppé, et en cornpat·ant les besoins aux moyens d'aide et de satisfaction existants, la disproportion apparait si f orte, que ce qui a été réalisé ne fait que ressortir davantage comb ien il reste à faire. En matière d'assistance médicale, surtout, tout est à créer. Le bureau rle bienfaisance ne rend pas les services qu 'il coùte et il est le seul intermédiaire entre l'abandon complet et l'hôpital. Or les ressources dont disposent nos hôpitaux sont bornée s, absolument insuffisantes. On n'y peut recevoir que des catégorie, : de malades déterminées. Les autres, le plus grand nombre, attein ts de maladies chroni(1ues, d'af- fections peu graves, emportant né anmoins incapacité de travail, partant misère aiguë, sont impitoya blement repoussés par les exigences matérielles du budget hospit alier. Il y a là une lacune à combler. Cette lacune, la Société Policlinique de Paris la comble dans 30
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