L.\ OÉ)IORALIS.\TIO:'\ FI;>;ANCIÈHE 44G « Il n'y a qu'un moyen de tuer l'agiotage, c'est de renoncer à votre système de crédit. Mais tant que vous sentirez comme nous, l'indispensable nécessité pour un pays comme la France, <lerecourir à des emprunts le jour où sa sûreté peut l'exiger, ou même sa prospérité le lui demander, il faut bien conserver tous ses moyens de crédit ... Tant que YOUS sentirez la nécessité de conserver cette ressource extraordinaire du crédit pour les circonstances extraordinaires, vous êtes soumis à la pénible condition d'en subir les conséquences fâcheuses : l'uuiotaue. » Rien à répondre; les emprunts ,l'État et les emprunts communaux sont le plus puissant élément d'agiotage; ils en sont aussi le plus irrésistible excitant. D'où il ressort qu'en demandant la graduelle extinction ries dettes publiques nationales et communales réclamée par le socialisme on aura pour premier résultat de tarir la source la plus abondante de l'agiotage. Le socialisme ne bornera pas à cela son œuvre d'assainissement moral et financier. Il saura imposer, pour d'autres motifs d'ordre majeur, le nationalisation des Banques d'État, des chemins de fer, des mines houillères et métallifères, des canaux, des messageries terrestres et maritimes, de l'assurance dans toutes ses branches, cl.eseaux minérales, des hauts fourneaux, etc. Ajoutez à cela la réduction des services publics communaux, des monopoles usurpés en ce moment par les compagnies du gaz, de l'éclairage électrique, des eaux, des docks et entrepôts des magasins généraux, des omnibus et tramways, des petites voitures etc., et, voyez ce qu'il restera pour alimenter les marchés à terme? Un centième des valeurs actuelles. IV DU CRÉDIT SOCIAL Dans cette voie de la graduelle transformation des monopoles en services publics est le salut ù quelque point de vue qu'on se place. la baisse, l'argument devient encore plus éloquent, car les pertes sont toujours subies, en définitive, par le capitaliste innocent qui n'a pas joué. • J;n syndicat lui a-t-il glissé à grands renforts de réclames un titre libéré de 500 francs .;n le lui faisant payer 2,500 francs ? • Le syndicat se liquide, le titr.e baisse à 1,000 francs, et voilà 1,500 francs disparus sous le regard effaré du pauvre acquéreur de bodne foi, • Est-ce logique? Est-ce honnête? • Telle est l'infamie que le pétitionnaire rend impossible en désolidarisant les deux marchés. •
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