DELADÉMORALISATION FI AXCIIGRE ET DU CRÉDIT SOCIAL • Som1.,rni:. - J. De la ,péculation et de se5 tendances - Il. De !"agiotage proprement dit. - Ill. De la répre,sion de l'agiotage. - l\'. Du crédiL social. Il semble que dans la société actuelle tout soit arrangé pour farnriser le parasitisme et l'injustice. Pendant que les prolétaires, Yictimes de l'exploitation capitaliste, sont jugulés sur I es marchés de la production, oü la concurrence règne en souveraine, les moyens et les petits bourgeois, les titulaires de cette classe moyenne, que les enYahissemen ts de la grande industrie, de la haute finance et du gros commeree réduisent sans cesse, sont volés et ruinés sur les marchés de l'échange, devenus les antres de l'agio. Dans ces cavernes de Cacus où grouille tout un monde de parasites, sous la direction de quel<Jues centaines de dévorants aux griffes acérées et aux dents d'acier, le jeu effréné domine de plus en plus les transactions loyales; c'est la spéculation, c'est l'agiotage étendus jusqu'à la folie, intensifiés jusqu'à la fra ucle; c'est la ronde infernale de la démorali-,ation générale, de la ruine publique, du vol et du dol apothéosés. « Personne n'ignore le brigandage qui se commet sous le couvert de la fondation de sociétés par actions. Rien n'est plus éhonté ni plus criminel. C'est un des symptômes les plus tristes de la démoralisation publique. ' « Ce qu'étaient autrefois, dans les temps les plus reculés du moyen âge, les grandes compagnies d'aventuriers et de brigands qui rançonnaient les marchands ou pillaient les campagnes, les so-
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