LA RE\'UE SOCIALISTE finir avec cet esclarnge économique qui oblige la femme à faire concurrence à ses frères sur le marché du travail. Pour épargner aux enfants un avenir de dégradation physique et morale, il faut les faire sortir des bouges où s'épuise leur vitalité et qui engendrent les maladies. Pour diminuer Je nombre de nos criminels, il nous faut çherchcr à procurer à tout le monde une existence assez heureuse pour que nul n'ait à envier le sort de son voisin. - Toutes choses possibles aujourd'hui en rendant à l'I°-:tatet aux communes la propriété et l'administration des chemins de fer, de la navigation, des mines, de l'industrie, etc., cc qui n'aurait, pas été possible il y a trente ou quarante ans. Les utopistes sont ceux qui, comme le général Booth, s'imaginent que les grands proùlèmcs de notre civilisation peuvent être résolus par l'ignorante générosité des classes élevées. Les hommes pratiques sont ceux qui, d'un côté, prenant note de la hideuse guerre des classes, de l'extension des monopoles capitalistes et du pouvoir c1·oissant des grandes compagnie,;, de l'autre observant l'accroissement d<>sassociations de travailleurs et l'extension de la sphère d'action des municipalités et de l'État, essa.rnnt de résoudre scientifiquement ces questions : ce sont ceux-là qui apprnndront à John Jones le meurt-de-faim à marcher la main dans la main avec ses camarades et à obtenir, au lieu de l'aumône des classes spoliatrices, cette justice que les progrès de l'humanité lui permettent d'cxige1·. En réalité, les projets du général Booth ne sont qu'une tentative d'arrêter cette marche en a\·a1lt. Aussi n'est-il pas étonnant qu'évêques et généraux, avocats, archidiacres, ministres, capitalistes et propriétaires y applaudissent <les deux mains et s'empressent de seconder un projet bien indigne de l'attention des travailleurs. (Trncluction frnnçaise pctr M. C.)
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