La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

SSG L.\ REVUE SOCIALISTE l'actualité du sujet, nous allons reproJuire sommairement, avec les incidents du débat, la physionomie de la séan ·P. du 23 mars et les diverses résolutions sui· lesquelles le Conseil a eu à délibérer. La question avait été engagée, dans les premiers jours de mars, par notre collègue Vaillant, déposant sur le bureau deux propositions et une pétition, tendant à ce que le Conseil municipal reconnùt officiellement, par une adhésion morale directe, la manifestation en faveur d'une législation protectrice du travail. Chargé par la commission compétente de rapporter ces propositions avec des conclus-ionsfavorables, voici dans quels termes la question fut par nous présentée au Conseil, dans un rapport imprimé et distribué avant la discussion. Xous le reproduisons in extenso, parce que, mieux que le résumé analytique du discours paru au Bulletin o(ficiel, dans lequel nous développions les considérations du rapport, il exprime exactement la forme et le fond de l'exposition par nous faite à la tribune : R.\PPORT AU );0)1 DC L.\ Üom11sSION DU TRAYAIL (1). Messieurs, Le Conseil municipal, saisi par M. Vaillant de diverses propositions relatives à la manifestation projetée du 1er mai, a renvoyé devant sa Commission du travail l'étude de ces propositions, et la Commission a cru devoir, pour plus de clarté et comme étant d'ailleurs absolument connexes, les joindre ensemble dans un même rapport. La première de ces propositions vous demande d'adhérer à la manifestation ouvrière en faveur d'une législation protectrice du travail. La scconJe, qu'est venue appuyer une pétition des membres du comité organisateur de ce mouvement, vous demande de décider que le 1.. mai sera un jour férié pour les employés et ouvriers de la ville de Paris. C'est une sorte de sanction à la première délibération que vous prendrez, si, comme nous osons l'espérer, le Conseil, fidèle aux principes de protection sociale en faveur de la classe ouvrière, tant de fois affirmés par lui depuis 1886, décide d'appuyer de son (1) l.a Commission du lrnvail esi composée de MM. Palenne, p1·t!sideflt; HHics, \'aillant, cice-p,.,Jsidents; llouan~t, •ef'l't!laire; Bassinet, Berthaut, Charnpou<lry, PrudenL Den·illcrs, Deschamps, Lampué, Levraud, Charles Longuet, :1\a,•arrc, Charles Péan, Saulon, llcppcnhcimcr.

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