MOUVEMENT SOCIAL EN FRANCE ET A L'ÉTRANGEH 358 2. Des ra.pports devant s·établir entre le prolétariat agricole et le prolétariat industriel; 3• Recherche des moyens les plus rapides pour amener la suppression des armées permanentes et la Fédération des peuples; 4°Lutte do classes et suppression de la propriété indi,·iduellc. DEUXll.:ME PARTIE. l • De la propagande à Paris, en province, en Algérie, et des meilleurs moyens pour réorganiser les fédérations régionales du Parti. - Règlement général du Parti, notamment en ce qui concerne la tactique et la djsciplinc des groupes et des élus; 3• De la formation d'une caisse centrale de propagande et do grëves, et des ressources pour !"alimenter. Du rapport des organes régionaux du Parti aYec l'organe central et officiel. Le cfroit à la i·etl'aite sans vel'sement. - Dan~ notre bulletin de décembre dernier, nous avons donné la teneur d'une proposition organique d'assistance publique due à notre ami Parmentier. Ce projet vulgarisé par « La Prévoyance nationale, ligue de revendication des droits à la retraite sans versement», reconnaît à tout homme et à toute femme le droit de ne plus travailler à. partir de 55 ans et de réclamer à cet âge ou aupara van t, si le besoin ou les infirmités l'exigent, une pension de retraite ne pouvant être inférieure à 750 francs. (Les ressources personnelles seraient complétées jusqu'à. concurrence de cette somme.) Ci-dessous l'exposé des motifs de cc projet d'assistance nationale dont la praticabilité est demandée à des taxes fiscales progressives sur le capital net des héritages. Considérant d·abord que le temps est venu pour le Lé9islateur de passer des paroles aux actes et pour lo Traoailleu,• d'affirmer ses droits; Considérant que si l'enfant, en tant quo capital social de l'avenir, a des droits indéniables à l'existence, le travailleur, qui a humainement rempli sa tàche, en a de non moins incontestables, puisqu'il a déjà contribué à la prospérité soeialc présente et passée ; Qu·en outre, les infirmes et les invalides, on un mot tous les incapables de tral"ail, ont également des droits à l'existence; Considérant ensuite qu'en proposant aux déshérités de la fortune la formation de Caisses clc 1·et1·aites alimentées soit par leurs économies personnelles, soit par les versements de leurs patrons ou employeurs, c'est encore créer de nouveaux deooirs sans équivalence de nouveaux droits, c'est obscurcir laquestion pour en reculer la solution ; Qu'en effet, si ces caisses donnent une certaine tranquillité pour la vieillesse elles ne parent pas aux accidents qui peuvent journellement atteindre le travailleur, le jeter sur le pavé et ne lui laisser d'autre alternative que la mendicité ou le suicide; Considérant qu'il n'est pas de la dignité du travailleur de solliciter une aumône; Considérant qu'avec la certitude d'un lendemain assuré, la vie morale et matérielle du travailleur se transformera, car la vie au jour le jour, avec les 23
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==