LE PACTE DE FA~IINE En voici la teneur sous forme de délibération: ARTICLEPRO!!Ert. - Tl y a lieu <le 1·élab!ir l'obligation imposée aux lioulangcrs ,rasoir constamment un app,•oyisionncmcnt de fal'Înc corrcwondant :i trois mois de ,·onsommation, dont 1/7• à leur domicile et 6/7• en "ép<itdans les ma!(asins publics et conformément à un projet de loi annexé au présent rapport. .\r<T. 2. - JI y a lieu de rétablir a,·ec le titre <le Cai~se mwii<"ipaled'appro- ~ision,wment la Caisse munidpalc de la IJoulangcric qui arnit été: instituée par décret du 27 cléecmbre 1853, en ré,luisant ses opérations aux a\'anccs à faire aux boulangers pour l'achat des farines deîcur réserrn obligatoiru et conformément à un projet de loi annexé au présent rapport. An:r. 3. - Les farines de la réscrrn seront déposées clans des magasins municipaux exploités dircctqrncnl ou indirectement par le scr\'icc municipal. ART. 1. - li y a lieu de créer <les magasins-entrepôts do blés cl farines établis dans les conditions les plus perfectionnées pour la manutention et la conscrYation de ces denrées cl suflisants poµr contenir au minimum la moitié de la consommation annuelle. situation créée à l'alimentation du camp retranché de Paris par les pratiques de la 1;bcrté commerciale. • Celle situation, jïnsislc, la \'Oici : " (Suit l'expo,é <lela situation décrite clans noire premier article.) « Contre un tel péril, que ,·oulez-\'Ous faire·/ tiuclles mesures comptez-\'Ous prendre? • \'oihi la question! ; On nous dit: c·est à 1'1'.:tatquïl appartient d'assurer le ravitaillement du pays; c·est une question de défense nationale. • Oui, l"État a. ce devoir enrnrs Paris; il en a. bien d'autres, encore, qu'il ne remplit point. Est-cc une raison pour ne pas assurer les scrdccs reconnus indispensables? • « Je suis de ceux, ,·ous le sa,·cz, qui ne font pa~ bon marché à l'faat de ses obligations envers la \ïlle de l'a.ris et qui rc,·cndictucnt énergiquement du pou\'oir "cntral la pa.rt contributi,·e qu'il nous doit pour l"organisation des sen·icc~ d'ordre général. :\lais dans une question si gra\'e, si urgente, si impérieuse, sans rien abandonner des droits de la. \ïlle, réser\'C faite pour toutes nos rcn~ndica.tion:-;ultéricm·0s, je crois que nous dcYons voter <les mesures immédiates et parer sans tarder aux terribles é,·cntualités qui nous menacent. " l\l. GEORGES BEUR\'. - Que l'État paye d'abord! » ... L'intervention de :\1. Paul Strauss a été pour beaucoup Ja.ns le rejet des conclusions de M. Dcligny, et ,·oiri comment, a.udébut de son discours, :\l. Strauss résumait la position de la question : « :\l. P.,uL ST1uuss. - Je \'Oudrais, lllcssicurs, ramener le débat sur un terrain plus circonscrit et descendre des hauteurs où M. H.ouanct veut nous hisser. Son système sul:istitue la responsabilité de la. \ïlle de Paris à celle de l"autorité militaire et du Parlement. " (Bulletin municipal officiel de la \'ille de Paris <lu 29 octobre 1800, p. 238-1-2385.) Après l'adoption du projet de M. de Freycinet, l'objection de :\1. Strauss n'a plus de valeur, la municipalité de Paris étant légalement responsable <le la constitution des réserves.
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