LE mNISTÈRE DU TRAVAIL cités pour y chercher de l'emploi, pour y solliciter des places de laquais. Si l'on avait su rendre la vie des champs attrayante et lucrative, on ne verrait pas les campagnards déserter l'agriculture pour se porter vers les professions industrielles où dêjà. les bras surabondent, où chaque jour la mécanique remplace et rend superflu le travail humain. Les colonies l'emporteront certainement sur les petites villes comme centre d'attraction, car on y trouvera tous les charmes de la vie de cite ; clics deviendront des foyers de lumières, de civilisation et de liberté; elles fourniront de véritables républiques où régneront l'abondance par le tra\·ail et le bonheur de tous (l). De son côté, Louis Blanc élabora, en 1 'i.!),un projet d'associations agricoles que nous croyons dc\·oir rrproduire : Les .tissociC1tionsct9l"icoleseraient fondées par l'Etat sur les ressources que lui procurerait la socialisation de la B11nquc de Fi·ancc, des chemins de fer et canaux, des mines, etc. Voici pour le fonctionnement : , Le directeur, nommé par l'Etat, ne le serait plus que par les travailleurs associés, lorsqu'ils auraient eu le temps de s'apprécier l'un l'autre. Le personnel de l'atelier social agricole se composerait en partie de cultivateurs, en partie d'ouvriers exerçant les professions qui se rattachent à l'agriculture. Le directeur n'aurait à décider des cas d'admission que dans les premiers temps, l'association, une fois en mouvement, devant pourvoir par elle-même ou par représentants élus, au moyen de se suffire, de se recrute1·, de s'étendre. Seulement, toute association agricole, fondée par l'État, devrait l'être d'après le principe d'une paternelle solidarité, de manière à ac<1uérir en se dé\·eloppant un capital collectif' ùwlienable et toujours 9rossissant,scul moyen, nous l'avons dit souvent, et il importe de le répéter, d'arriver ù tuer l'usure, grande ou petite, et do faire que le oapital ne fùt plus un élément de tyrannie, la possession des instruments de tmvail, un privilège; le crédit, une marchandise; le bien-être, une exception; l'oisiveté, un droit. En conséquence, toute association agricole, instituée par l'État, serait tenue d'accepter comme bases constitutives de son existence les dispositions qui suivent : Après le prélèvement des salaires de l'intérêt du capital, des frais d"entretien et de matériel, le bénéfice serait ainsi réparti : Un quart pour l'amortissement du capital fourni par l'État; (!) VIDAL : VÙ!l'e en tl'acailla,it, ou mourir en combattant.
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