LE ,11;--;1STÈRE DU TRAVAIL Le nombre des·chômeuses, surtout de celles qui sont sans ascendants valides ou sans mari travaillant, ne dépasse pas ce chiffre. Deuxième objection. - Les chômeurs industriels seraient peu soucieux d'accepter des travaux de terrassiers et d'agriculteurs. Réponse. - L'objection ne porte pas, puisque les victimes des dernières crises actuelles, on l'a bien vu de 1881 à 1887, ont toujours réclamé, notamment à Lyon et à 11arseille, l'ouverture de chantiers communaux de te!'rassement, qu'ils n'ont, d'ailleurs,jamais pu obienir. Au surplus, pas d'autre moyen, en société capitaliste, de neutraliser les crises (l). J'ajoute que cette dérogation à la séparation absolue des travaux industriels et des travaux agricolrs aurait plus cl?un avantage. Cc contact des ouvriers urbains et des ouvriers agricoles profiterait à tous. Les premiers apprendraient des seconds à mieux tenir compte des réalités, et les seconds, au contact des premiers, s'initieraient aux nobles préoccupations de la politique générale. Une opinion publique nouvelle, nettement réformiste et cette fois irrésistible, s'en dégagerait qui hâterait singulièrement la résolution, clans le sens de la justice, des antagonismes économiques et des conflits sociaux. En tout cas, le but serait atteint, et le droit au travail garanti. VI LES TRAVAUX PUBLICS ET J.1.\GRICVLTURC Jusqu'ici le point faible du socialisme moderne a été d'être trop exclusivement industriel. Louis Blanc a bien posé la question lorsqu'il a dit en 18Hl clans son journal le Noiiveaii -'Ioncle: a Que gagneront les campagnes au triomphe du socialisme? .Que fera le cultirntcur quand elle sera sortie du suffrage uni\'crscl, la république démocratique et sociale? « \"oilà cc que les paysans demandent, \'Oilà ce qu'ils ont le droit de demander. A celte question il faut une réponse. « L'industrie, a dit ;\f. :'.llichclct, l'industrie, sœur cadette de l'agriculture, a fait oublier son ainée. li n'est que trop nai. Qu'on nou, cite depuis la RéYo- (1)li va de soi que les escouades de travailleurs se formeraient librement; chaque travailleur serait ainsi entouré de camarades de son choix, cc qui a hicn son importance.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==