La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

LE MINISTÈRE DU TRAVAIL 2i9 Une heureuse tranformation du travail résulterait sans conteste d'un tel ensemble de mesure. Néanmoins, étant données surtout les répercussions du marché étranger sur Je marché français, l'ère des crises ne serait pas entièrement close, et il y aurait encore pour bien des professions des temps de chômage total, tout au moins de fortes répressions dans la demande du travail. Comment y poun-oir, comment fournir du travail au grand nombre de ceux qui, momentanément dé ·occupés, en réclameraient? Deux moyens se présenteraient : Ouvrir des atclic1·s sociaux et forcer la production, ou bien mettre en activité les chantiers des travaux publics en instance. Le premier procédé ne pourrait être entrepris que très en grand et nécessiterait une révolution économique complète, sous peine de n'être qu'un expédient fort imparfait qui atténuerait peut-être la crise, mais la prolongerait. Voyon$ le second procédé: C'est ~1ichel Chevalier <juia dit: « Les travaux publics ne sont ni plus ni moins dans les temps modernes que des afTaire- <l'État (1). » 1\ous ne faisons que développer cc point <levue. Actuellement, les travaux publics sont votés au jour le jour par deux Chambres politiques rivales, plus soucieuses en ces sortes de choses des petits intérêts électoraux que <lel'utilité commune, et d'ailleurs dévoyées le plus souvent par <lesspéculateurs c1ui,sous qu'avait supprimé Louis-Bonaparte en 18:it; trois Ecoles d'agriculture respectivement situées à Grignon, à (:randjouan, à :\lontprllicr; deu:s. Eeole~ d"horticullurc, une à \" crsailles, l'autre à \" a labre, ; trois EcolPs ,·étérinaircs, ù Lyon, Toulouse el.\lfort; une Ecole forc,tièrc, à Xancy; une E,·ole <les haras, au Pin (Orne), plus 23 Ecoles d'agriculture prali<jue fon,léc~ on 1i;79, E11•ei9nemc11t intlw,triel : Ecole <fos mines, ponts et chau,séc, cl Ecole centrale des arts et manufaeturcs, à. Pnris; E,·olcs Jes mines à. Saint-Etienne. C'e,l tout pour notre enseignement industriel supéricu1·. L'cnseii:nement industriel moyen comprend trois E!'olcs d'arts cl métiers situées .\ .\ngers, Châlons. sur-:\larne et .\ix-en-Pro,·cncc, puis deux Ec>olesde, mines il Alais el à Douai. \ïennent ensuite di\'erses Ec>olcsindustrielles, les um·, lilJre,. les autres municipales, telles que l'Ecole centrale lyonnai,e, l'Ecole de commerce et ,!"industrie de Bordeaux, l"lnstitut industriel de Lille, l'Institut Lirnl do Nantes, !"Ecole professionnelle de Heims, l'Ecole de filature et de tissage <l'.\mieus, l'Ecole professionnelle de Yaucanson, à Grenoble; l'Ecole prore,sionnclle de Saint-Etienne; l'Ecole de tissage, à la Croi:1.-Rou,sc; !"Ecole des appt·cntis du l lane; l'Ecole Diderot (pour le bois et le fer, Uoulle (pour l"ameulJlemenl) ; Estienne (pour le li\l'e), à. Paris; l'Ecole ,rhorloger1e, Bcsanron; les Ecoles industrielles d'.\rmentières, Delly• (Algérie,, Yierzon, \"oil'On, etc., etc. En.•ci911emcnt ,·ommercial: Sept Ecoles supérieures situées à Paris, Lyon, l\Jarseillc, Bordeaux, Le Havre, Rouen, Lille. Dans les trois branches, ce n'est pns le dixième de ce qu'il faudrait. (1 :\liche! Chernlier: Cow·s cl'Economie politùJue, 2• leçon.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==