La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

LA REVUE SOCIALISTE élu,lc de la , 1uc~tion des loF\'cments ou"riprs. II n'a pas été diOicile à ces messieurs do nous dir<' à ce su:et d'c,cPllcntcs. ('hO,<'S.On a _montré souvent c?mbi ,11 certains lo"emcnts infe!'LS ci r&du1ls a une s<'ule pièce coutnbucni a la de:héancc phySqu,· cl morale des n•~lh~u•·eux _qui l~s hahitcnt. l\1orL_a~iiéaccrue, maladies plus fr6que11l<'s,conslltul1ons d<'hbree~, _scrofule, phlls1e 1 etc·. Toute~ ces ronsé<111cn<'CS sont connu<'s. On peut y rcmed1cr en eonsc11lani aux rapil:tli,tes d'empley,•r leurs fon,ls ù la con~trm:tion de mci_isonsou,rièr~s ne rapportant que 4 ou 5 o,~ du capital ,erse. 1_,·1encor~ m?_fioi1s-nous.N est-11 pa~ ,i. craindre que sous I appa;ence de la phdanlhro1~1e,_Iml.érêt patron:i.1 ne se i::lissedans l'affaire afin de re,lu1rc plus facil,·ment l'rndepen,kLncc ou,r1cre? L'ou, rier lo!(é à bon c·omptc par un pntron générc11x (?) ne sera-t-il pas expulsé du jour au lendemain en <"asde réclamation quelque peu bru,ranfc, en cas d'aftiliation à un S\111.licaide comhai ou à 11uelquc groupe ré"olutionnnire? Lors de la récciite grève des cmplo),!S des ,·hcinins de fer (•rossais, ceux d'entre les gréviste8 qui h,'l.bilaicnt des logements ouniers nppartcnani aux compagnies ont été jl'i:·s à la rue ,ivemcnt et 111êmc 111anllmilitari, au milieu des rigueurs ,l'un froid e,fri'me. Les soeiétôs de con,tr11ction iud{,pcndnntcs du pntronat peuvent rendre des senice,. !\lai, le~ logements offert, par les pntrons, ainsi que les sol'iétés de consommntion patronales, nous nppa1·nis~e11tcomme un moyen hypo,-riic d'asservissement et d'e,ploitation, 1·.ir en rnriu de la loi lie.~ .,alaii·e•, tout<'s ks économies 1·(•aliséespar l'ouvrier d,1ns le, frais d'cnlreticn de sa for,·c de travail font peu il peu h:iisscr le, salaires d'une quantité î•quivalcnlc. );ous regrl'Ltons que le congri·s protestant n'ait point abordé la réc/1œtion léu11lcdes hcw·e• de t,·a~n,il. c·c,t 1:i, il nous s<'mble, la question brûlnutc, la qutlstion d'a.-tualité, le terrain commun sur lc11ucl peuvent s'unir les socialistes ~·ancés au~-i i,ieo que les rôformntcur~ les plus timides. JI se passe tous les jours des foih qui révollcnt le sens moral l't contre lesquels des hommes rcligi\)Ul<deuaicnt protl'ster avec indignation \in,i nous lisions récemm(•nt clans l'E, onomi~ie /rani-a;, du 13 décl!mhrl! l'-!IO le r.',sumé ,l'une discussion de la. Société d·économie pulitiquc de Pa1·is.Au cours de cctic dis<'U~sion, 11. ThierryMieg vint raconter 11ue,dans certaines usines de Paris, 011voit des femmes qui travaillent <tuinze heures par jour ei au'\quclles il e~t rigoureusement dèfend11 <les a••eoir pendant les rares intcri·uptious 'JUi s,, produisent dans le travail, Le compte rendu de la séance njnutc nl•gii~emmcni: • l\1. Thil!r1·,v-11icg cite • quelques autre, fait. du mème genre. • Ces faits n'ont pas bemblé troubler beaucoup la parfaite quiétu le de la savante sociuté,,, I.e volume de I' \,sociation 1m,test:inLe pour l'étude des questions sociale~ est irréprochable au point ,te vue du sl)lc et de l'éloquence. Par contre, le~ mO)Cns prupusé-; pour remédil!r nu'\ mau'\ ,k notre étai social parai,seni bien timides. _\. DELON. L'abondance de" matières a. néccs~ité l'ajournement de plu,icurs articles et de la plus grande partie de la bibliographie. Le Directeur-Garant: BENOÎT MALON. Pull, - hop, P•.. - (Cl.) 162.2.91.

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