La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

:'\OS CAUSEHlE~ nombre des enfants, pour 36,300 ateliers a été, dans la même période, de 966. Le nombre des enfants de l:2 à 1Gans au:;si a diminué. Quant aux filles mineures, elles sont d'autant plus nombreuses que le nombre des enfants est aujourd'hui m0inS'grand. Et, tandis qu'il s'élevait, pour toute la France, Pn l8::38, à 2'ü, 771 mineures, il s'est trouvé, en 1889, de 262,G00. Soit, une différence de 20,8:2!1. Cependant, au dire des inspecteurs eux-mêmes, l'inspection, en France, manque de moyens pour être véritablement efficace. « ::-fous n'avons pas les moyens de contrôle dont nous sommes armés par la loi de 1874.,constate dans son rapport daté de 188D,~I. DelaUre, inspecteur de la hu,itième circonscription (1 ord). Pour le nombre d'ouvriers ou d'ouvrières employés, nous devons prendre le chiffre que nous donne l'industriel. Il est vrai que, lorsqu'il occupe des enfants, le registre prévu par l'article JO de la loi nous en donne le total, mais nous ne pouvons même pas avoir le nombre des filles mineures, grâce à l'élasticité trop grande de l'article 10 à l'égard de ces dernières. Reste à obtenir les heures d'entrée et de sortie des ateliers pour les repas. 1 ous ne croyons pas nous tromper en affirmant que, dans le ~ord, pas un industriel sur cent ne nous donne ces heures exactement. >> « ous n'ayons pas les moyens ... » L'inspec:tion manquera de moyens, en effet, tant que la classe intéressée, c'est-à-dire la classe ouvrière, ne sera pas appelée à une part directe de contrôle. « Le progrès le plus net obtenu, conclut la conférencièr<', est dans l'élaboration d'une statistique du travail tous les jours plus complète et dans l'idée de la réglementation qui pénètre de plus en plus les habitudes françaises. Quant à cette réglementation, elle reste tout entière à organiser, non que ceux-là même qui la réclament la puissent considérer comme un idéal. Ils n'y voient qu'un remède, un remède qui s'impose si nous voulons, un jour, voir la femme rendue à son rôle naturel <le reproductrice et éducatrice de l'espèce.» La cinquième conférence a été donnée par le citoyen Raiga, qui avait pris pour sujet la question toute d'actualité de la Dépopulation de la France. Dans l'annuaire de l'économie politique pour 18D0,de ~I. Maurice Block, excellent ouvrage de statistique, il est constaté une diminution très accentuée sur les mariages, les naissances et les décès. En 1888, on a célébré 2~6,84.8mariages, 212 de moins qu'en 1887, 6,360 de moins qu'en 1886. On ne compte plus qu'un mariage pour 4.2célibataires. • De 1884 à 1888, il y a eu une diminution de naissances de 55,000, soit une moyenne de 13,750. Si cela continuait, dans 70-ans, le chiffre

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