La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

L.\ HEVUE SOCIALl:STE doute, mais il se réjouit du projet déposé par M. Yves Guyot, tendant à établir des chambres de navigation nommées par les chambres de commerce; lesquelles chambres nommeront à leur tour un conseil, puis un comité de direction chargé de l'entretien, du recouvrement des taxes, de l'établissement d'un outillage public approprié au-.: besoins de la navigation contemporaine, etc., etc. Bref, le ministre des tra\·aux publics modirle radicalement, en intransigeant qu'il se rappelle avoir été, les conditions de la navigation intérieure française. li la livre à quatre compagnies en \"Oie de formation, dissimulées sous le nom de « chambres de navigation». La mainmise, par le ministre, de la féodalité flnancière et indu,- triellc sur un moyen de circulation qui lui échappait encore; sur un magnifique domaine de l'État, racheté par la Hévoluticn et qui depuis moins de dix ans nous a coûté plus de 500 millions, - 17,000kilomètres de voies de transports qui, convenablement aménagées et entretenues, pourraient concurrencer le monopole des voies ferrées; - un traflc à son aurore de développement et s'élevant déjà à :J milliards ;fJ8 millions; toute une industrie prospère, un monde de ti·a\·ailleurs, patrons de gabarres, <lepéniches, pilotes, ouvriers, chargeurs, mariniers, expropriés, ruinés volés ... - tout cela confisqué par M. Guyot pour être capitalisé, monopolisé, exploité, accumule, fondu avec le monopole <leschemins de fer - car le jour oü les 17,000 kilomètres de voies navigablC's dépendront de quatre conseils d'administration, les compagnies de chemins de fer les achèteront - telle est l'économie du projet sur les .- chambres de navigation », que nous ne pouvons qur signaler aujourd'hui, nous réservant de l'étudier plus amplement dans un prochain numéro. GusTAVRRouANET. ...

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