nEVUE DES nE\TE:S accumulés par Lombroso et sa pléiade. Dans la seconde, i l passe en revue les 1fü·ers facteurs de la criminalité, parmi lesq uels il admet bien les prédispositions individuelles natives, la format ion du caractère, l'hérédité, mais en les restreignant à une influence très relative et en montrant que ces facteurs ont le plus souve nt une origine sociale; que les facteurs sociaux (sauf, bien entendu , dan~ le cas de folie proprement dite, et encore!) existent toujours c oncurremment et prédominants sur les facteurs physiques. Le tro isième volume sera exclusivement consacré à démontrer l'influence prédominante des facteurs sociaux dans la perpétration des crimes et des délits. Et voilà le savant dont M. Desjardins fait un intransigeant de la doctrine lombrosienne ! Nous engageons fort l'éminent professeur de droit à lire la Socio!o9ie criminelle; non seulement il y trou,·era les éléments de la rectification duc à Colajanni, mais encore il pourra puiser en abondance dans le livre de notre savant a mi des faits et de3 arguments un peu pins probants que ceux qu'il oppose à 11. Lombroso dans la Reuue des Deu.r Mondes. Sous ce titre: Le Quatrième État, ~I. le mar<1uisde Castellane commence, dans la Nouvelle Reuue de janvier, la publication d'une série d'articles que nous ne pouvons que signaler à l'attention de nos lecteurs, nous réservant de revenir sur l'ensemble de ce travail quand nous pourrons saisir de plus pt·ès sa pensée. M. de Castellane, qui a déjà provoqué quelques pe_titsscandales dans son monde conservateur, par des déclarations peut-être plus bruyante s que profondes, est, en effet, un esprit prime-sauticr, ou tout au moins affectant des allures telles. Dans un style où le trait fourmille , mais fait parfois tort à la justesse de la pensée, qu'il dépasse, l'auteur s'est borné à affirmer l'existence d'une question sociale d ont la solution à bref délai s'impose. Faute par les classes di1·igean tes de trouver promptement cette solution et de l'appliquer avec Yi gueur, le socialisme anarchique (le nôtre) substituera à la révolution nécessaire un pillage général. Il n'est pas tendre pour nous, M. le marquis. ll ne l'est pas davantage pour les bourgeois, qu'il traite avec une dureté et une désinvolture aristocratiques, tout en f aisant preuve d'un grand sens des réalités sociales modernes. En so mmr, si nous avons bien compris sa pensée, il voudrait que la part icipation aux bénéfices réalisât pour la propriété industrielle cc que la Révolution a fait poui· la propriété foncière, le morcellement de la propriété en général. Après, dit-il, ~ vous verrez où la France ouvrière enverra valeter le citoyen Allemane ét ses adeptes ». Bien que ce premier article accuse chez son auteur une présomp- tion plus suffisante que légitime en matière de science sociale, M. le 15
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