HEHiE DES T\EYUE:'3 221 1,:200millions de francs ... A la fin de l&(J, le compte courant d!' la Cais~e au Trésor à i OO était encore de i:-,:! millions. Deux ans plus tard, le compte atteignit rno millions, et une nouvelle conYersion eut lieu. Enfin, en 1887, un article de la loi de finances li111iLa à un maximum de LOO millions de francs la créance de la Caisse sur le Trésor concernant les fonds de caisse d'épargne ordinaires. » En d'autres termes, l'Etat avait sous la main, sans intermédiaire ni commission, des ressources toujours ahondantes, moyennant un taux d'intérêt rémunérateur, mais a!Tranchi des frais de courtage. Sous prétexte qu'il y avait là une sorte de mainmise sur u11dépôt, on restreig11it la disposition des capitaux lll"OYenantde caisse· d'épargne à la somme de 100 millions. Pour le ,,urplus des besoins du Trésor, celui-ci, laissant intacts les dépùt , s'adresserait aux banquiers, qui sauraient bien lui trouver l'argent nécessaire. La fameuse réforme de L ''7 n'eut pas d'autre résultat. Elle ferma au Trésor une source de capitaux rémunérés par lui et imposa au gouvernement l'obligation de recourir aux ... banquiers, aux monopoleurs d'argent. - Oui, disent les sages et profonds financiers qui se targuent d'avoir contribué à l'adoption de cette grande réforme à rebours. Mais on mit fin à un état de choses intolérable. -ul n'a le droit de toucher à un dépôt, et l'Etat y touchait. Il aurait. pu résulter, d'une semblable pratique, des difficultés de remboursement qui, en cas de crise, eussent présenté une gravité tri.·s grande. - Soit, admetton que ces capitaux rémunérés par l'État constituent un dépôt, bien que le dépôt. de sa nature ne soit pas productif d'intérêt. ~lais à cette heure, les fonds des caisses d'épargne jouissent-ils d'une garantie supérieu1·e ·.' On a vu que la Caisse des dépôts et con~ignations paye un intérêt aux déposants. ::-.laisil faut qu'elle puisse faire bonifier les capitaux confiés à sa gestion, sans quoi elle serait dans l'impossibilité de payer le taux de i O;U.Comment faire bonifier cet argent, l'argent, selon Aristote, ne faisant pas de petits? En achetant des valeurs de tout repos, productrices <l'intérèt, avec lequel elle soldera la rente considérable due aux cai~ses dépositrices. La loi a prévu le cas et elle lui désigne même la valeur à acheter; c'est la rente. La Caisse des dépôts et consignations a donc dû acheter sur le marché la somme de rente qu'elle retirait autrefois de son compte courant du Trésor. Elle a même dû multiplier ses achats depuis 1889, après la suspension d'émission des obligations trentenaires ou sexennaires, qu'elle fournissait à l'Etat. A la fin de 1' '', clone, dit. ::,.1. ::-.Ioireau, le portefeuille des caisses d'épargne possédait iû,G77,'i.UOfrancs de rente amortissable, pour un capital d'environ
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==