HEVUE DES RE\'UES L'Italie, dont JI. Richet publie aussi le coeflicicnt de natalité, pour cette période de quinze ans, estenac<.:roi~scmcntdl' 0.5, avec de brusques écarts d'une année à l'autre. Jlais les conditions dans le,;- qucllcs sont dressée .:;les statistique,, italienne-; ne permettent guère, ainsi que l'obser,·e JI. Richet, <le douter de leur '-incérité. L'Italie est le pays où les méthodes statistiques les plus perfectionnées sont appliquées avec grand soin à la constatation minutieuse des faits. Il n'en est pas de même de la Hongrie, où les intérêt, supérieurs de la nationalité l'empol'tcnt souvent, dans les documents officiels, sur l'rxpression de la vérité, quand celle-ci peut leur Nre défarnrable . .\insi, les statistiques hongroises donnent de" coefficients de natalité aussi forts pour les Maggyars que pour les ~laves. Or, des personnes très au courant des choses de la Hongrie affirment <1uela race maggyare est d'une fécondité très bornée, qui ,·a diminuant de plu;; en plus. Des Hongrois très patriotes m'ont avoué le fait, et c'est cc qui explique les enlèvements d'enfants sla,·es, - d'ailleurs singulièrement exagérés par les patriotes de Croatie ou de Slavonie. Quoi <ru'ilen -.oit, il résulte du tableau qui précède que, sauf en pays slave et en Italie, la décrois,-,ance de la natalité e t un fait général. S'ensuit-il que les craintes soulev<'.•cspar la faiblesse de la natalité française r,c soient point fondées·.' Loin de là, car le cocrficient de la natalité n'est qu'un des facteurs de la population, et :;a valeur n'est jamais absolue. D'ailleurs, la mortalité de la F1·ance est considérable. Elle excède celle de l'Angleterre. De plus, la population s'accroit encore assez rapidement dans les pays que cite ~I. Richet, tandis qu'en France elle est à la veille de diminuer absolument, le chilTrc des naissancl'<; de,·ant, sous peu, tomber audessou-; de celui des décès, :;i la diminution actuelle n'est pas enrayée. C'est cc que M. Richet constate comme nous, non sans redouter l'échéance fatale vers la11uclle nous marchons à grands pas. Par contre, l\I. de Varigny, dans la Revue des Deu,c .\fondes, soutient cc paradoxe : qu'il est avantageux pour un pays d'avoir un faible chilTre Je naissances. Indépendamment des raisons tirées de l' exemblc de la Grèce, de Rome et de Carthage, qui n'ont rien à voir dans la question, cet écrivain inrnquc le bicn-~tre matériel acquis aux peuples à faible natalité. D'une part, dit-il, les frais d'entretien et d'éducation de l'enfance sont diminués; de l'autre, il y a moins de bouches à nourrir. C'est, on le voit, la vieille théorie de Malthus, reprise à la plus grande gloire du mol'al l'esfrciint. - Est-il besoin de rappeler que l'expérience a condamné péremptoirement (au moins tant que ne sera pas limitée l'extension des habitants sur la surface du globe, où de vastes espaces sont toujours vacants, sur lequel le monde a toute faculté de se reproduire et de se multi-
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