206 LA REVUE SOCIALISTE Il arrive ainsi à près de deux milliards et demi, comme cela ressort du tableau suivant dressé d'après les statistiques officielles des années 1882, 1883, 188-i : Mutations par décés en ligne collatérale, au delà du qua• trième degré jusqu'au douzième. Totalité de l'héritage ................. . Entre grands-oncles, grand'tantes, petits-ne\'Cux, petitesnièces et cousins-germains. Totalité de l'héritage ................. . Entre frércs et sœurs, oncles et tantes, neveux et nièces. Totalité de l'héritag-e ................. . Testaments entre époux, 50 0/0 sur 534,976,245 francs .. . Testaments entre personnes diverses, 500/0 sur 215,812,860 francs .................................. •.• .. ••••••••••· Droits d'hérédité à établir. 91.465.rnl 125.904.614 724. 875. 492 267.488.122 107.946.430 Total de l'hérédité en ligne collatérale. 1.317.639.356 En ligne directe, on pourrait, d'aprcs les considérations qui préccdent, établir le droit d'hérédité de l'État d'une façon progressive, en ne prenant que 1 0/0 sur les petits héritages et 50 0/0 sur les plus fort~, de manière que Je droit fùt de 33 0/0 sur em·iron 3,300,000,000 de francs. 1.100.000.000 Total du droit d'hérédité............. 2.<117.639.356(1). On voit qu'avec la transformation en loi du projet Godin le budget de l'assw·ance sociale serait as ·uré, sans qu'il soit besoin de recourir à d'autres sources de revenus. Cependant nous nous sommes placé dans la situation la plus défavorable, laissant le capitalisme dans son plein et meurtrier fonctionnement. Autre serait, en effet, la situation, si nous faisions entrer en ligne de compte la rep1·ise peu· l'État ou les communes, selon les cas, de tous les monopoles concédés ci, des pal'liculiel's ( chemins de fer, mines, canaux, établissements de crédit, éclairage, traction urbaine, etc., etc.). Les revenus résultant de cet ensemble de mesures suffiraient presque au budget de l'nssurancc sociale. A ceux qui trouveraient monstrueux que l'on sacrifiât trois milliards par an pour que tous les enfants aient un berceau, toutes les mères le nécessaire, tous les infirmes et tous les vieillards le pain, l'abri et les soins réclamés par leur état, à ceux-là nous répondrions qu'il est bien plus monstrueux qu'un pays comme la France paye chaque année deux milliards et demi pour ses militaires et ses rentiers. Quoi que disent les sophistes, le budget du pain à tous par le (1) André Go1m,, la République du tl'acail et la Réfo1·me pa,.lementaire.
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