190 LA REVUE SOCIALISTE En 1,-.,ïli, ils ont reçu plus de '10million,; en ~ull\'cnti_ons,dons et le"R, droits des pauvre!'.... et cette même annc_e, l~s depc11s~s JJOUI' l'n~l,ni,iistra1io1t tics l1ii•11sel n'l'Cnus se so11tel,•ve,•s au cht/T1'P de ·)' -t·•i :-,1' 13 f,·,111t·s soit à J>lus ,le ;:;;:; 0 0 de leu,. fortune p,·op,·e -1 1 I h , , et ,i :!:! 01 O ,/,• /,•u,· l,1,dyei lol((l. Est-ce concluant? Cette mauvaise administration est d'autant plus déplorable que le service hospitalier est la seule organisation sérieuse de !'Assistance publique en France; qucl,1ues chiffres établiront son importance: Le nombre des hôpitaux est de :n 1, dont :U pour le département de la Seine; celui des hospices de 'i:!G,et celui des hôpitaux-hospices de 8'1U.,\u total: 1,U'i3établissements hospitaliers. Le personnel comprend : :!,8G3médecins et chirurgiens (Seine 1 ï l ); 10,8;:;J religieuse:; (Seine :J8'i); :J,10:">employés; 11,851 auxiliaires; soit un personnel, pour l'ensemble, de :!~,1;~11personnes. Les lits affectés au service des malades s'élèvent au chi!Trc de 7:!,lJ[, ( 10,3T, pour la (8eine); les infirmes, vieillards et incurables en ont ~,'i,:-13\J1Seine IO,!ltil1;les enfants assistés 1G,G36(Seine(iK'i): le per,onnel en pos5è<le:!:J,:-1l:!.. \u total: 1U7,0U. Cette statistique - ln demière dressée - concerne l'année 1883, elle constate en outre 11u'au cours de cette année, les journées de présenl:e pour toutes les catégories de malades se sont élevées, pour toute la France, lt :JI, Hl1,03(j. Il a été admis 'i2:!, '11,t; personnes : 3GG,2ït, ont été guéries. 't2,m3ï«ont morte,;. Le service <les enfants assistés, qui participe de !'Assistance publique et de l'organisation hospitalière donne les chi!Tres suivants: Enfants as-..i~tés,71, I00, ainsi répartis : enfants trouYés, :!,04.3; enfants abandonnés, ,17,U81; orphelins, 11,13U; enfants secourus chez leurs parents, l17,H.ii.Pour tous ces infortunés on dépensa en lt;t.;'1, H,:!:->1,U~,7francs. Avons-nous be::.oinde rappeler ici les statistiques funèbres établissant que plu~ de GU0/0 des enfants mis à la charge de !'Assistance publique meuœnt dans la première année de leur nais,-ance? Véritable et perpétuel massacre des innocents dont la société actuelle se rend coupable. Depuis quelt[ues années, on fait, au Conseil municipal de Paris, des efforts sérieux et très louables pour améliorer ce triste état de choses; mais c'est l'organisation même qu'il faudrait changer. En 1·ésumé,de quelque côté que nous les envisagions, la charité privée et !'Assistance publique, non seulement ne peuvent endiguer le paupérisme, mais encore sont débordés par les flots crois::.ants des inénarrable:; misères. Toujours s'accroit le nombre des malheureux contraints de re-
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==