La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

188 LA REVUE SOCIALISTE \ tu cllement les bureaux de bienfaisance sont au nombre de ' C ' • 1 1:--71'0.Comme il y a en France 36,J 17 communes, on vOJt que pus d~• :20,000commune~, comprenant 18 millions d'habitants, sont sans bureau de bienfaisance. La recette totale des bureaux de bienfaisance s'élève approximativement et abstraction faite des services hospitaliers, à 4.0millions 00 francs, soit 1fr. :Wpar habitant, quand la même contribution donne en Angleterre, Gfr. 73, et en Hollande 7 fr. GO. A ne considérer que la population rurale, qui dépasse 25 millions d'habitants, on tt·ouYccrue, dans les communes, les dépenses obligatoires d'assistance s'élèvent à peine à 38 centimes. Si, de ce chiffre, on défah1ue les dépenses afférentes au service des aliénés et des enfants assistés, on trouYe que la dépense par tête d'assistance publique dans les communes rurale::;, dépasse à peine 8 centimes. C'est le néant. Nous arrivons aux hôpitaux et hospices. En 1873, leur nombre était de 1,3:28.En l&lO, il s'élevait à 1,636 Yoici l'emploi de leur budget: llcccttcs ..................... . Dépense, .................... . Frab d'administration compri~ dans les dépenses ci-dessus. ~lalades traités .............. . Infirmes, Yieillards et incurable~ ...................... . Enfants assistés (non infirmes). Enfants secourus chez Jeurs parents .................... . 18i5. 1880. 102.517.416 108.182.686 ~5.301.9~6 102.71,.119 9.400.459 13.206.625 416.611 462.933 67.861 63.614 64.592 69.321 33.381 44.971 Le sen-icc des hôpitaux est presque suffisant dans les petites villes, vu la répulsion qu'éprouvent les paysans pour les soins hospitaliers. Dans les grandes villes, il ne répond pas au quart des besoins. On peut s'en rendre compte à Paris, par exemple, en assistant aux visites dans les différents parvis. Plus de huit postulants sur dix sont brutalement repoussés, je dis brutalement, et le mot n'est pas trop fort. Des faits journaliers, que tout le monde peut vériGer, le prouvent, qui ne font pas honneur à l'humanité et à l'urbanité de nos sommités médicales. Demande-t-on maintenant si cette insufGsance du service hospitalier provient du manque de ressources ou de leur emploi défectueux. La seconde hypothèse n'est guère contestable. En 1876, la recette totale de l'assistance publique s'élevait à 131,110,516 francs; sur cette somme, 1.1,980,813 francs seulement étaient attribués aux

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