La Revue socialiste - 1891 - Tome XIII - vol 01

REVUE DES LI\'RES !2ï BHOCIIUHES Suppression de rAssistance publique, par Eugène II, ROS.- Pierre .\ndréol, 2~1, boulc,·ar<l \"oltaire. - Une brochure. L'au leur de la Ao, e ,; Génie, ne dédai;::oc pas <le s'occuper, par instants, <le questions extra-littéraires, - à preuve cl!tte substantielle brochure sur !'Assistance publique quïl ,-icnt <le publier. -Nettement, :\1. Eugëne Héros se prononce pour la suppression de la charito administrafüe et )"organisation de la charité privée sur des principes rationnels, scientifiques. 11 est partisan de la. théorie utilitaire <le Jérémie Bentham. Après avoir siitnalé les abus, le peu <levaleur des moyens employés par l'.\dminislration pour combattre le paupérisme, le peu <le confiance que le public a <l'ailleurs aussi en L\ssistance publique, i\l. Eugène Héros pr<'.:coniscun système décentralisateur, la division de Paris en districts, la création de comités, à raison de un par six mille habitants, système qui assurerait la suppression d'une foule <l"emplois parasites grassement rétribué&, et une équitable répartition des sacrifü:es faits chaque année par de nombreux philanthropes. M. Engonc li éros voit, non sans raison, dans l'application de ce système, un grand progrès social. Il est hidcnt que toutes les suppressions <les rouages inactifs doivent être bien accueillies, elles allègent la machine. Combien <le misères pourraient être soulagées en temps utile, si nous n"étions pas encore tellement encombrés de paperassic1·0 ! La. contribution de i\l. Eugèno Il éros, à !"enquête sociale sera. donc la. bien,·cnue, cl nous &ouhailons qu'elle serrn de base à une suite de réformes 11éces~aires et urgentes. Le roi d"Ys, par Elzéar RouGtER. - Simples noies et imp1·cssions. Une IJl'ochure de 23 pages, chez Sa.vine. Noire ami Elzéar Rougicr est un <lilelta11te,très expert en choses musicales; ne pas oublier qu'il dirige avec une auto ri lé incontestable, la Recuc lyri']ue et chorégrciphique. Il est donc intéressant de feuilleter son analyse du beau drame lyrique de M. La.Lo. Jean-Jacques Rousseau et les Femmes, par Hippolyte BuFPE!>ôOtR,Alphonse LEMERRE. Le poète de la. Vie ardente est un admirateur passionné de Jean-Jacques, et ne perd aucune occasion d'affirmer son culte pour l'admirable auteur d'Émile. Certes, il a raison, et bien raison aussi de défendre contre les détracteurs, !"homme juste et bon qui a su donner si éloquemment des conseils à ses contemporains et des leçons à la postérité. - En une trop succincte brochure, M. llippolyte BulTenoir nous dit •1ueLenthousiasme soulevcrenl chez les femmes les rouvres de Jean-Jacques, et combien il fut aimé par l'élite féminine <le son temps. Il cite i\!• 0 de \\"arens, d'Épinay, d'Houdetot, de Luxembourg, de Boufflers. Et il ajoute à ces noms inséparables de la mémoire de Rousseau ceux de i\1~• de Staël et de George Sand, qui, elles aussi, ont été de fen·entes admiratrices. Comme l'affection et l'admiration de telles femmes Ye11gentRousseau des

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