102 LA HEVUE SOCIALISTE versité de Bruxelles ; les bourgmestres Dejaer, de Saint-Gilles, Bockstael, de Laeken; MM. Carpentier, de Cureghem, Guillaume de Greef, Hoste, un grand nombre de conseillers communaux et provinciaux, etc., etc. » « Il est plus d'une heure, dit le Peuple, quand le cortège se met en marche au milieu d'une foule énorme et recueillie. « Le cercueil, recouvert du drap noir des Solidaires et de la plaque de cette société, est porté par quatorze hommes. Sur le cercueil se trouvent la couronne du Parti ouvrier, celle de la Libre Pensée et une palme du Peuple. « Les coins du poêle sont tenus, pour le Parti ouvrier, alternativement par les membres du Conseil général, Bertrand, Delporte et Pierron; par Furnémont, pour la Libre Pensée; par Léon Defuisseaux, au nom des socialistes borains; par G. de Greef, au nom des amis; par Jean Callewaert, au nom des ouvriers du bassin de Charleroi; par Nyns-Lagay, au nom des cercles rationalistes, et par P. Conreur, au nom du Centre. « Verrycken et Volders règlent l'ordre du cortège et sa marche. « Le cortège s'avance silencieux entre deux épaisses murailles de spectateurs. Les musiques jouent des airs funèbres. Partout le recueillement est profond. Quel spectacle que de voir le corps de notre pauvre et grand de Paepe porté ainsi en triomphe à sa dernière demeure ! « Rue Haute, une femme s'écrie: « C'est comme pour un roi! » « Les socialistes eux-mêmes sont étonnés de la force croissante du mouvement ouvrier. « Le cortège est d'une émouvante grandeur. » Il nous est impossible de reproduire les discours qui ont été prononcés par de nombreux orateurs. Cependant, après avoir mentionné le discours de M. Furnémont, qui rappelle les services rendus par de Paepe à la Libre Pensée; celui du citoyen Fortuyn, au nom des socialistes hollandais ; celui du citoyen Bazin, au nom du parti ouvrier marxiste français; celui du délégué des socialistes allemands, celui de Célestin Demblon, délégué de Liège, reproduisons in extenso les paroles d'adieu adressées au nom du Parti ouvrier belge par Jean Volders, le discours ému de Léon Defuisseaux, le discours de haute portée philosophique de notre éminent collaborateur Hector Denis, les pathétiques adieux adressés à l'apôtre et au martyr par M. Émile Féron, directeur de la Réforme, au nom du Congrès progressiste, les éloquentes paroles prononcées par Vanderwelde, délégué des étudiants socialistes ; enfin le discours prononcé par notre collaborateur et ami Fournière, au nom de la Reuue socialiste.
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