LA TRADITION EUROPÉENNE 727 de vue de la pratique et de la science, de l'action et de la spéculation? Nous pouvions la devancer, dis-je, et nous devions le faire, n'aurait-ce été que pour soutenir notre enseignement classique, si menacé par ceux qui le considèrent comme un objet de luxe à l'usage des désœuvrés ou des dilettanti, en l'encadrant dans le milieu qui lui convient et où il prend toute sa valeur et toute sa raison d'être, entre l'étude de nos origines, dont il procède, et celles de la civilisation moderne, qui procède de lui. Nous ne l'avons pas fait et nous ne le ferons pas, quel que soit l'avantage qu'il y ait à le faire et quelque risque que nous courions en en laissant l'honneur et le bénéfice à nos rivaux d'outre-Rhin. Nous ne le ferons pas parce que l'influence sémétir1ue s'y oppose, et qu'elle est actuellement assez permanente en France pour faire échec à cet égard aux intérêts intellectuels français. En preuve de ce fait nous apporterions des faits précis et très significatifs. PAUL REG:'-<AUD, Professeur clc sanscrit à la Faculté cle Lyon.
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