6G LA REVUE SOCIALISTE à l'inter:;ection de Randolph Street et foncèrent sut· la pe1itc foule à pDs accéléré. Le, ant sa canne, irnpérati\·ement, le capitaine \Vard, s'adressant directcrnt'JÜ il Fielden (j'étais juste <lc1·1·iè1·Feiel<l<'n sur le wap;on), lui dit: « Au nom du l)euple de ri~1nt <l'Illinois, j'or,lonnc à cette asscmhlée de se dispcrse1·. » - Capitaine, ceci est un meeting paisible, répliqua Fielclcn. Sui· quoi le capitaine se tourna YCl'sses hommes el lc111·(lonna un commandement, <1ueje compris être celui-ci : Chargez! Sm· ces ent1·efaites, je fus ti1·é à bas <luwagon pat· mon frère' el ph1siout·s mitres. J'étais ù. peine à te1·l'e qu'une tc1Tihle détonation i•C'lata. « Qu'pst ceci?» (lemancla mon ü·<•r·c.«Un conp de canon.j0 Jien:,;t', » réponrlisje. Une seconde après la police conrn1cnça la rusillncJe. Cc 1ut une débandade. C'(,tait une cho;;e Lt>ll<'mcnlpeu atLell(lur! C'était cornm<' si soudainement un nuagl' a., ait c·1·eYé.Je pl'rdis mon fr<'•t·edan" la bap;ane et. fus entraîné du côtù <ln 1101·dL. e JH'npl<' lombail frappé par les balles, a droite, a ganche . .f<' t1·a\ er:--ai:-l-'allèr fü)J'(l de la rnanufactut·e C1·anc, lol'sq u'nne t 1·01p1e <le polieiPr:-- s<'jl'ta dan::.; l'allét• Cl'iant : On tirn sur nous Y E, idcmmcnt j):,; étaienl fusillé::.; par leu1·s JJL'Oprescarnai·a(les et Yc11aienl chm·cllet· l'efuµ-o dans l'allée . .f'ètais sut· une ligne pa1·allt'·k it eux et le:,;halles :,;inlaient autour de 111atète. C'était c:omnw un e:--sairnd'abeilles . .Je trébud1ai une ou <leux fois sui· des roq,s qui tombaient. ,Je 1·6us:-;ispoUJ-tant à anivc1·, sain et sauf, au salon de Zcpf. au coin <leLake Stl'ert. Lù, j'appris pom· la p1·crnière fois, que la détonation avait été cansec par une explosion. On pensait (1ue c'était l'explosion d'une bombe .. Jp ne pus rien ap1n·e11ùrede plus. Une demi-heu1·c environ apt·ès, je pris une voiture et revin:,; à la maison pont· sa, oil' si mon frere a y ait été blessé. Il l'avait, en efiet, ét(• dangereusement. Voici comment les choses se sont passècs .. Je m'étais 1·etourné pom· lui 1·époncll'e : - C'est un coup de canon sans <loute. Il vit alors distinctement un canon de réYolYer dirigé à bout pol'tant :-;ur rnou dos. Il sai:-;it le canon et le coup, pal'lant, l'atteignit à un endroit Yilal, il a gnfri depuis. Le matin suivant, les joumaux 1·appot·Lèl'e11t(lue la police m ayait cherché toute la nui1. Ils avaient onlrn <le m'arrête1·. Pel'sonne n'avait été chez moi p0ncla.nt la nuit. Le 1·apport des joumaux était un mensonge .. Je me rendis à mon bureau à 1110n hem·u onlinaü·e et me mis au tr,n-ail. Yrrs 0 lwm·es, l<' M•tedi\ e Jim JJonfi.eld aplJal'lltet u1c <lit que k <'hcf cle la polire 1lé:--irnitarni1· un enli·etien ayec moi. Je l'accom1iaguai ù la Staliou cenfrale. Deux autl'e~ « <létectiYes » anêtèl'Cnt Schwab, et mou frèn: Christ,quî était venu aux bm·caux !Jour appL·e1Hlt·ece qui s'était. passé la nuit dernière.
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