630 LA m:VUE SOCIALISTE dans les ateliers mécaniques est en France largement indemnisée. » (p. 369. On n'est pas plus Pangloss ! La dernière loi allemande sur l'assurance obligatoire contre les infirmités et la Yicill<>ssc,qui a pour but d'assurer une pension à l'ou\Tier sur ses ,·ieux jours, ne trou,·e pas gràcc non plus devant lui. L'initiati,·e individuelle, la charité pri,·éc suffisent à tout. Et maintenant ,·oici des prédictions épou,·antables. Si nous nous engageons ainsi dans la mie de l'inten·ention sociale, nou,; att.ircrons sui· notre pays les plus affreux cataclysmes, auprès desquels l'invai;ion des Barbares ne sera plus qu'une misérable ,·étillc. Je n'exagère rien. " C'est une erreur de croire, éc1·it solennellement l'auteur, que la rétrogradation pour les sociétés n'est pas possible. L'histoire enregistre, au contraire, beaucoup de phénomènes de cc genre. " L'Europe occiclcntalc et méridionale a prodigieusement reculé sous le coup de l'ill\·asion et de la domination des Barbares. « Un recul du même genre, sous l'action persistante et prolongée de la tyrannie d'J'.:tat, u'e. t pas en dehors des é,·cntualités possibles! ... » (p. 383.) Nous Yoici prévenus. De telles menaces ne font-clics pas froid dans Je dos ! Législateurs, songez-y ! n'a liez pas vous mêler de faire des lois eu faycur des ouvriers! Laissez faire les employeurs, les Sociétés anouymcs, les grandes Compagnies ! Laissez faire ! ou 1-sarcaux immenses nrn,lheu1·s ! Et ,·ous, hommes bien pensants, atlcptes de l'économie libérale, orthodoxe et cousenatriee, réagissez de toutes ,·os force,;, pa1· tous les moyens. ,, A ectte intempérance et à cet excès de législation, il y a deux remèdes: le premier, c·cst l'obstruction dans le sein du Parlement; le second, c'est le refer('11c/um .'.,, ,, (p. 6~). L'auteur, on le Yoit, se souYient d'a,·oi1· été candidat du « Comité national"· Ce n'est pas là uue des pag-cs les moins curieuses <le cc li\Tc, qui est farci de lieux communs empruntés ù la p1·cssc réactionnaire et boulangiste, et tiourré des ,·icillerics qu'on trou,·c partout ('hez les économistes consenatcurs. Sans doute, au milieu d'un fatras de puérilités et de considérations qui suent la peur, l'auteur ::i émis sui· les services publics nombre de c·1·itiquesjudicieuses: sans doute l'initiative pri,·éc restera toujQurs" le g-rand ressort» de la société humaine. Oui, l'énergie indi\'iduellc est une condition du progrès, et l'i11tér1't pousse l'homme aux entreprises, (~ui donc a jamais parlé cl'enlernr à la société « son grand rcssor~,, r Entre la de truction et sa limitation, il y a une différence, Or, il s'agit arnnt tout de• refréner le dévergondage de la liberté économique qui nous a conduits à l'oppression la plus insupportable, C'est pourquoi, dar,s certains cas déterminés, nous acceptons résolument lïntenention de l'J°•:tat protégeant les faibles contre les forts et imposant la justice pai· la loi écrite, aussi longtemps que les lois dites « naturelles » et chéres à 111essicurs les écouomistcs seront impuissantes à faire disparaitre les iniquités sociales. E. R.\tG.\. L'antropologie criminelle et ses récents progrès, par Cesare Lombroso. 1 ml. in-18, .\lcan éditeur. L' Antropolo9ie criminelle a conquis une plaec parmi les sciences; son importance non seulement au point de ,·ue scientifique, mais au point de vue social, ne saurait ètl'e contestée, Le professeur Lombroso, de Turin, chef de la nouyclJc étole qui a mis en lu111ièrel'existence du Criminel-né, publie dans la
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==