La Revue socialiste - 1890 - Tome XI - vol 01

52 LA REVUE SOCIALISTE LES ANARCHISTEDS E CIIICAGO AUGUST.SPIES. (Suite). ESQUISSE AUTODIOGI\APIIIQUE. (( ... Drs barbai·es, des sauyages, des illettt·és, des ignorants anarchistes clc la ccntt·alc Eu1·ope, des hommes qui ne peuvent pas saisie l'esprit de nos libres institutions américaines,. - je suis <leceux-là. l\Ion nom est r\.ugust-Vincent-Théoc1or Spics (prononcez Spees). Je suis né c1aus l'enceinte cles 1·uincs <\1rn Yieux nid a b1·ip:arnb, à Landeck, sm· le sommet d'une haute montagne (La)l(lcckcrberg), Allemagne centrale, le 10 déccmb1·0 1853. Mon pë1·c était forestiei· (administeatem· gou\'cmcmental d'un disti·ict fo1·estier); sous une forme diilërcnte, la maison forestière du gouvernement senait aux mêmes usages que plusieurs siècles auparavant. Ce n'était. qu'une transformation rle brigandage. Seulement le brigandage gouyerncmental moderne est moins dangereux pour ceux qui l'exe1·cent. Le:-; sentiers encore visibles aux entours du \'ioux château, on s'en sert clans le même but; ils sont élal'gis, voilà tout. Une autre diifél'Cncc, c'est que les gens d'autrefois appelaient clairement ces toeteresses féo1lalespar leur nom : « Le château du vieux pillard ,, ; la présente forteresse gotn-ornomontalo d'où so1't également le \'Ol et le pillage, on la révère; on on parle avec une grande <1éférence; on serait capable de la défendre : c'est une forteresse légale. Des barbares, ces Européens anarchistes! Je le crois; combien, en eilot, ils diffèrent de notre intelligent peuple américain! Dites aux Américains de combattre pour le maintien do ce ml, qu'on nomme comme1·ce,de cette exploitation en grand qu'on appelle gom·ernement, do ces traites de blancs qu'on qualifie d'entreprises commerciales; dites-leur de lutter pour les pt>inces de la marchandise, les rois rles chemins de fer, les lords des factore1·ies. Vous n'avez qu'a

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