La Revue socialiste - 1890 - Tome XI - vol 01

comJU:'-IISME HEU.TIF LE CO~I~fUNIS~iERELATIF Ce qui suit n'est pas une étude complète de l'objet ci-dessus indiqué, il s'en faut de beaucoup. Cc sont simplement quelques idées jetées à la hâte sur le papier, en attendant que nos occupations nous laissent le temps de les mùrir, de les clévelopper et de les exposer plus amplement et plus méthodiquement. Il est des termes qui font peur à tort et des idée. contre lesquelles il existe <lespréventions injustes: le mot communisme est un de ces termes, l'idée communalitaire est une de ces idées. Examinon -le . D'abord, une remarque préalable : A nos yeux toutes les formes et conceptions diverses du mouYcment ounicr et socialiste, toute~ les association~, institutions et théories que ce mouvement, en se développant, réalise ou poursuit sont loin de s'exclure mutuellement et d'être antagoniques. Nous savons bien qu'à leur naissance chacune de ces formes se pose en antagonisme avec une précédente; mais, vues de haut, elles apparaissent bien plutôt comme les étages gradués d'une immense panorama, ou mieux comme les phases successives d'une év0lution, d'une double évolution, l'une dans les idées, l'autre dans les faits sociaux. C'est ainsi, par exemple, qu'au sein du mouvement ouvrier contemporain, le syndicalisme ou trade-unionisme, le coopérativisme, le mutuellisme, l'interventionnisme (de la commune ou de l'État), le collectivisme, le communisme, au lieu de nous apparaître comme autant de mouvements ou de concepts antagoniques ou même seulement divers d'essence, sont à nos yeux des réalisations ou des tentatives de réalisation de plus en plus complètes d'une même idée, d'un même principe : l'association, la solidarité, la socialisation. Autant d'étapes ù'une même route, d'un même voyage, vers cet idéal: Chacun pou1' tous, tous pou1· chacun. Ceci déclaré, abandonnons pour le moment cette conception dans sa généralité; nous allons au surplus démontrer comment les cham-

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