5J2 L:\ HE\'UE SOCIALISTE « de 1830 à 1850. On y voit ({Uele salaire a monté dans les fabri- (( <1ucssoumisC"s à la loi de dix heures, tandis (1u'il a baissé dans (( celles où le travail quotidien dure de quatorze à quinze heures. » En note, il cüc les extraits suivants des rapports tles inspecteurs de fabrique : <( C'est une cl1ose remarquable que li:toü les longues (< heures sont de règle, les petits salaires le sont aussi. >> (ltcp. of Insp. of Fact. 31 st oct, 18ü3, p. 0.) (( Le trantil rrui ne gagne qu'une maigre pitance est p1·es(1ucLoujours excessivement prolongé. >> (Public Ilealth, sixtli Report l8ü'1, p. 10. J Le-; inspecteurs de fo.hricruc chargés de l'application rigo111·euse des lois protectrices du tl'a\·ail, sont certainement les pe1·sonnes ks mieux placées pom ohse;rver et les plus compétentes pout· signaler les effets de ces lois. Il nous semble que le dépouillement de lcu1·s rappods depuis 18(:i'.el t WG'1fournirait un contingent noln-cau C't, un <·nsC"111hilmCp' osant de preuves, flui seraient de natu1·e ù convaincre les espt·its les plus bourgeois. C'est cc que JI. Rouanet Yient de faire pou1· les Etats-C nis d' Américrne. Il serait à sou haitcr flu'un lm vail d'ensemble parût sur la <1uestion : la réunion en un faisceau <letous les faits probant.s hùtcrait certainement l'accomplissement de t.:etle grande ri·formc. i~ad Jlarx a clone signalé l'augmentation de salaire qui résulte clu raccourcisscnwnt (k la journée de traYail. Si la loi ainsi posé·e est cxadc, il doit en l'ésultcr, comme corollaire, que la prolongation Lie la jotirnc··e de ll'a\·ail diminue le.-, salaires. C'est cc que nous trouYons nettement mentionné à la même page : (<Mais si la prolonga- « Lion<lela journée est ainsi l'effet naturel du bas prix du travail, « elle peut, de son côté, devenir la cause d'une baisse dans le prix (( de trnvail et pae lù dans le salaire fruotidien ou hebdomadaire. » En effet (nous résumons simplement ic;i le raisonnement de nofr e autcm'). si le npilalistc trouve le moyen de prnlonge1· la journée, le prix relatif du travail baisse d'abol'd (chaque heure est moins pay<''e, pl1isc1u'ily a un plus grand nombre cl'hcurcs pour la même somme d'argent). Jfais le prix absolu, c'est-à-dire la somme <l'argent tout.:héecl1aque jour. baissera aussi. Car si un ouvrier fait le travail de deux, celui qui est chassé viendra offrir de travailler à un meilleur marché. Kous pouvons donc conclure que, en ce r1ui concerne les salaires, la doctrine marxiste conflrme ab,olumcnt les conclusions de 11. Rouanct. Mais il est une autre conséquence <le la réduction à huit heures de la journée de travail ou de l'augmentation des salaires (nous venons de voir que ces deux termes sont équivalents)., qui n'a point été signalée par l'éminent collaborateur de la Revue socialiste.
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