LA REVUE SOC[AUSTE NOTES SOCIALISTES LE )II:"<ISTÈRE DU TRAVAIL. - PROGR.\:IDIE SOCLALl::iTE D'liN POTE:-iTAT I Dans le vaste champ de la publicité contemporaine, si embroussaillé de sophismes sectaires, de conflits obscurs, de faits parasites, celui qui veut creuser profond doit strictement délimiter son carré. Le lecteur Yomlra donc bien me pardonner si je reviens quelquefois sur des questions sociales déjà traitées. Elles sont si urgentes ! Ce n'est pas à leur encontre qu'on pourrait opposer la fin de nonrecevoir de Buloz répondant à Proudhon qui lui présentait un article sur Dieu : Ç'clmanqite d' aclilnlilé. L'actualité de la question sociale, elle est créée par des millions de prolétaires qui veulent la justice et que, selon une parole célèbre, on n'apaisera qu'en les satisfaisant. Autrement formidable qu'au temps ou Œdipe lui arracha son secret aux portes de Thèbes, le sphinx social, à la tête humaine, aux flancs de taureau, aux griffes de lion, aux ailes d'aigle, symbolisant ainsi l'intelligence, le travail et la force mis au service des buts élevés de l'humanité progressive, le sphinx social est là qui pose à la société moderne le terrible dilemme : se réfornw1· ou pél'ii·. On paraît le comprendre dans les cercles dieigeants. Il y a quelques jours nous avions à noter l'entrée triomphale de la léuislcition internationale cli.i travail dans les Conseils des chancelleries les plus rétr ogmdes; voici maintenant le tour du Ministère du Travail. Et c'est bien vu de faire suivre ceci par cela, car si la législation internationale est la revendication primaire du socialisme réformiste, le ministère du travail en est l'instrument nécessaire, pri- ,mordial aussi en quelque sorte. Ils ne vont pas l'un sans l'autre. Elle a donc une singulière importance, la proposition que
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