La Revue socialiste - 1890 - Tome XI - vol 01

!i82 L\ IŒVUE SOCI.-\LISTE sympathies pour tous rcux qui, par leur travail, contituent Je premier et Je plus inuispcnsalile élément de la richesse collecti,·c, « D{•lihi·re : « Les ateliers, t"hao tiers cL bureaux de la Yillc de Paris seront fermés le 1.., mai. J'.:mct le ,·œu : • Que la Chamhrc des députés déclare le l" mai jour férié. Signé: D.,U)IAS, Y.,ILL,\NT, Ch. Lo:sGUET, A. Hu)10ERT, « Le Consril, " Oéli bi·re : " l• Lr 1« mai, sera célébri'c, au Champ-dc-l\fai·!-, la fl;te du trarnil. « :?• :'II. le Dirc!'lcur de,; tra Yau:-.est iuYité à présenter au Conseil, dans le plus liref délai, un programme de la fête d11tra,·ail. » « Signé• : DAu~1.,s, Y.,1LL.\:<1T 1 Ch. Loi--c:uET,A. Hü)lllERT. » Voici maintenant le compte-rendu in e.clenso, fort instructif, de la discussion parlementaire relative à lo. question posée à 11. le ~Iinistre de l'intérieur, par le cilo~·en Ferroul, député de l'.\.ude, au sujet de la manifestation du 1er rnai : M. F'E1rnoc1.. - l\Ie-ssirur1=;,pcm1ctlrz-moi de vous dire rn quclqu1'" mol,; qurls sont les motifs qui m'arni~netlt à poser u11cquestion:\ l\I. k l\linistrc de lïnté1-i!'ur . .\11 moi1=d;e juillet 18S9, il a été tenu à Paris un C"ongrés so(•ialiste ouuier i11trrnaLional dam, lequel clc11xcents di·lég11és sont ,·cnus de tous les pays du monde se joind1·e iL un membre égal de délégués français, pour étudier les questions du tra,·ail. Cc rongTi•s a pris une telle importan(•c qur, nous pou,·ons le dire, l'idrc de la rouférl'!ll'C de Bel'lin en est sortie, ainsi que le prouve le resr·1·it de l"empercu1· d'.\llemagoc : toutes l<',; questions iutércssant les travailleurs y ont été trniti·cs et rondensécs dans un ensemble dans lequel les organisateurs de la ,·onféren<'C ,le Bel'lin ont puisé leur proé(ra,mmr. En tê•IP drs réforme;; demandées a été inscrite la réduction de la journée de tra1,til à huit heures. :\J. :\Il!"110u. - Trarn.iller moius et gagnc-r plus, ,·oil:'t la r1uestion: M. F1-:11noc1.-. C'est leur droit, mo11sieur l\lichou. j\J. B.\lï>JX. - C'est, du rcstr, a~sez logique: j\J, F1rn.1t0t·1,.- Pout· C't:i.hlir le hien-fondé de c-ctte clcmancle, il sllffit <l'ob• :--en·er les (·rises amcnt'e1=;par la 1=;urprocludion, qui ont détcrmini• un phéno111énetout pal'linilicr que j'appellerai la cour:se aux c]i,bou,·hé-;;commcr<'iaux, orig-inr premii-rc de cc qu'on a appelé la politique roloniale. A cùU· d!' cela, il y a les l"hùmagcs, qui se multiplient d~ plus en plus et jettent le trouble d:rns le monde du traYail. Comment donc ne reconnaitrait-on pas la nécessité <le ré;.d1'mcnte1· cette production, la néC'cssilé de di,·iscr tout le trarnil existant Pnke tous les ouvriers pour que tous puissent gaguer leur vie? (l\lourements tlire1·.<.) A un autre point de vue, n'rtcs-,·ous pas de cet a\·is, messieurs, qu'il serait temps d'ounir un peu plus largement aux ouvriers - par une période de loisir rbultant de la réduction du nombre d'heures de travail - Je monde moral et i ntclleduel '! ( Tl'è3 bien! trètJ bien! sar quelque.~ bancs à l'extrême 9aache.)

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