La Revue socialiste - 1890 - Tome XI - vol 01

LES A ARCIIISTES DE CI-IICAGO 475 LESANARCHISTES DECHICAGO (Suite et fin.) III NOTES ET LETTRES ( 1) ...... L'homme D'àme ,·crtucusc ne commmandc ui u'obéiL Le Pou,·oir, comme une dévorante peste Pollue tout ce qu'il touche; et l'ob éissance Hors de tout génie, ,·crtu, liberté, vérité Fait un e,,cJave de l'homme, et de la Yirnntc Lorganisation humaiue Un mécanisme, un automate. ( If ELLlff.) Le lendemain de mon arrestation, mon frère Christ se trouvait à • mon bul'cau. Il n'y avait pas été depuis des mois; il n'était en aucune façon lié avec l'.,tl'beite1·Zeiltmr;, ou le mouvement socialiste. Les policiers, apprenant qu'il était mon frère, le saisirent et l'arrêtèrent sans mandat. Il fut insulté et menacé lorsqu'il eut la témérité de demander une explication. Le 5 mai, dans l'après-midi, l'enquête du coroner fut tenue. L'inst ruction produisit un témoin qui affirma, par sérment, que la veille au soir, un peu avant le meeting d'llaymarket, il avait entendu mon frère dire : « C'est ce soir que nous- lançons la bombe. » Oü entendit-il prononcer ces paro les? Au coin des rues Ilals'led et Ran clolph. Sur ce témoignage, mon frère fut retenu en prison préventiv e sous l'inculpation de meurtre, quoiqu'il fût resté, à cette époque, éloigné de trois mille s au rnoin$ de cette localité. Le jour suivant, il fut incarcéré. Cela dura deux semaines. Il fut d'abord au « Rogues Gallery » (section des vaga- bonds), puis au <c. County Jail » (geôle de comté). C'est alors que l'instruction changea de tactique. De « meurtier » il devint simple- ' (l) Ces notes et lettres ont été écrites à M11 • Van Zandt, à diverses occasions. Elles offrent un intérêt général.

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