La Revue socialiste - 1890 - Tome XI - vol 01

LA. nEVUE SOCIALISTE Victor Meunier auteur de la Sâence et la Démocratie et de JésusChrist devant le Conseil de guerre; Eugène Nus, auteur des Dogmes nouveaux et des Grands Mystères. Moins connus mais d'excellents vulgarisateurs de la doctrine phalanstérienne furent H. Renaud, V. Rennequin, Ch. Pellarin, Barrier, Mathieu Briancourt, Allyre Bureau, Ed. de Pompery,Baudet Dulary, Mm•Clarisse Vigoureux; et nombreux furent leurs émules, car nulle école socialiste n'a autant publié que celle-ci, son catalogue porte plus de 400 'Volumes. Aux praticiens saint-simoniens, l'école phalanstérienne oppose victorieusement André Godin, le fondateur du Familistère de Guise et l'auteur d'importants travaux socialistes. Il faut rappeler parmi les hommes de valeur qui se réunirent pendant de longues années dans les bureaux de la Démocratie pacifique, Jules Le Chevalier, E. Barat, Julien Le Rousseau, auteurs ,le livres estimés; Krantz qui fut directeur de l' Exposition universelle de 1878; le général Tamisier, Ed. Valentin préfet de Strasbourg en 1870, Ch. Harel inventeur des Fournaux économiques; mon ti·~s excellent ami A. Ottin, un des noms honorés de la statutaire française, Lemoyne, A. Tronson, Terson, Cantagrel, le compositeur Besozzi, ·w1adimir Gagneur, Hyp. Destrem, H. Brissac, GriessTi·aut, etc. Plus actiYe et plus efficace enco1·e (!Ue la propagande saintsimonienne fut la propagande fouriériste parce qu'elle fut plus durable et parce que plus fidèle à son programme. Mais il ne s'agit pas ici de justice distributive et nous nous en tiendrons aux résultats g6néreux. Le socialisme a deux ailes L'étudiant et l'ouvrier a chanté Pierre Dupont. Nous dirons plus exactement: le socialisme naissant eut deux parrains : le saint-simonisme et le fom·iérisme. C'est grâce à eux qu'il s'infiltra dans la littérature française et de là se répandit sur l'Europe, éclatant de poésie,de jeunesse et de foi (2). (1) Hyp. Destrem, fondateur du groupe de la Renovation sociale,et Ch. Limousin, ancien directeur de la Revue du Mouvement social sont, en ce moment, les repl'ésentants les plus autorisés des idées fouriéristss. (2) Livourne eut, grâce à Montanelli, un groupe d'ardents propagandistes saint-simoniens, le premier fondé hors de France; à Genève, Zurich, Lausanne, Florence, Gênes, Barcelone, Madrid se constituèrent bientôt des groupes phalanstériens qui fonctionnèrent longtemps. Vive et profonde fut aussi l'influence des deux doctrines sur les esprits éclairés à l'étranger; le:1socialistes belges Barthels, Jottrand, Demeur, Prosper Eslens, Gérard, François Haak, Spiltboorn, Adelson Castiau, Mme Gatti de Gamont, Mathieu relevèrent tous, à des titres divers, du saint-simonisme ou du fouriérisme, du dernier principalement. L'ouvrier tailleur Weitling qui fut le -Yéritableprécurseur du socialisme en

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==