u::s A.NARCIIISTES DE GIIICAGO tions du « Timc::; '>. Ils sont du général Molineux et de Fitz John Porter. Seulement, clans le « Times » on <lonne ces agents explosif::; commr les <c armes les plu::;vuissante::; » contre l'insurrection populaire. Voilà toute la différence. Pourrait-on me dire pourquoi les éditeur::; de ces journaux. n'ont pas été pour:-;ui,-iscomme provoquant à l'rssassinat? Est-ce parer qu'ils recommandaient l'emploi de ces engins contre la foule - la méprisable foule! Il faudrait le di1·c ! M. Stone du << News » - orgaue IJom·g-oois- cleffait être ici au banc ùcs accusés. Il a été trouvé en posses:-ion 1l'un modèle pel'fectiofü1é do bombe ex.plo::;iYeI.l en a fait le :-njet d'un trè8 intéressant ai·ticle paru dans lr «News» dr _jaiwi0r.Il 1lonnait la 1·ec:eUeL. n bombe ne roYenait pas à plus <ledix. centimrs. Ot', le« 1 rws » a ùix foi:-plns 1l'abonnés quo « l'Al'beitoe-Zeitung )). Peut-êtt·e e::;t-ce cl'ap1·ès le "News» qu'a 6té confectionnée la fameuse bombe du 4 mai. Peutêtre est-ce une bombe capitaliste? En tous cas, j'ai le droit <lele supposo1·. Pourquoi ceUe t1ifférence ùe traitement? En vé1·ité votre jug-ement est frappé d'illogisme et 110uullité. Voici le principal argument tlo Grinnel contt·e nous : Ce sont, <lit il en pal'lant des anarchistes, des gens qui 11c sont pas nés en Amérique, ce sont de::;6teangc1·s. Ceci (leYient plus sérieux, ::;urce point je ne puis pal'ler IJOUl' les :rnfre.s, je p::wle1•aipour moi seul, car c'e::;tmoi que jo connais le mi<'UX.Eh lJÎl'll, Grinnel lui-même ne me démentira pas, jo ::;uisun plu<;Yieil habitant <le Chicago que lui, j'ose même dire queje sui:- un aus::;ibou cito,ren que lui. D'ailleurs. je n'admets pour le reste, enti·c lui et moi nulle comparaison. Elle serait trop pou flatteuse, je n'ai pas besoin de dirn pourquoi. Puis Grinnel part clo là poue fai1·0appel au patriotisme clu jury. Que vient faire là le patriotisme? Je ne sais ce que veut dire ce mot; je m'en tiens, pour toute r{·ponse, à l'autorité de l'anglais Johnson << Le patrioti~mo, on sait ce que c'est, c'est la sup1·ème ee::;source clos grands fripons )). On dit que je me suis << mis en 1·éy0Jte perpétuelle contre la société » - c'est toujours Grinnel qui parle - Vraiment! Je ne mo savais pas si grarnl scélérat. Je me suis contenté de donner tous mes effort::; à l'affranchi sernent de plusioues millions d'csclaYes blancs, de créel' une agitation autour de la question du travail et du salarial-, de populariser les enseignements de la Yéritable économie politique, en un mot d'éclairer les masses tra-railleuses, voilà ma révolte! Il me semble que Grinnel commet une confusion. Il prend l'Etat - c'est-à-dire le::; dirigeants - pour la so~iét6. En effet je me révolte contre les dirigeants, contre les praticiens du jour. Ça toujours été dans la maxime des· classes gouvernantes. On ne fait croire des sottises aux hommes que pour les soumottrn et les exploite!', on sait bien que le peuple a besoin d'être retenu
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