La Revue socialiste - 1890 - Tome XI - vol 01

166 LA nEVUE SOCIALISTE Dans la p1·rmièrc padie tlr notre irayail c1m'la p,·éscnlc éLncles te1·mine, nous a, ons sui-tout \'Oulu <li1·eaux p rogressistes: Voyez, jamais l'armée tlc 1'1wrni1·ne' fut plus nomht'eu sc et jamais, sur le fol1(l rouge (le son drapeau 1léployé, ne flamboyère nt plus nobles devises. Lisrz plutôt: Emancipation de taus les opprimés, de tous les exploités; Rénovation totale pa1· la bonté,l'amour, la sczence,laJustice et la solidan"te' ! Ainsi ai·rno1·ié,l'étendaeù fédéral <le l'élilo hu maine porte dans ses Iarg-csplis, aussi stî1·emcnt et pour une me illeure cause' que lo Labarum clu Pont Milvius, le signe ful~urant <lela vic toirn prochaine. Nû vous attardez pas sm· la Yicillc rive, prcis < les saules babyloniens,;\ rrg-arùcr couler t1·istc111entle fleuYe tle s choses qui passent; le pont est jeté; crignez yos reins et Yei1rz d'un cœm· ferme à l'a1·- mée (les pl'Olétariats socialistes en rnaeche pou e la conquêt<>d'une civifo,ation supérieure. Là est le d('YOÜ',ca1· là üst le combat pour l"émancipation (los asset'Yis, !JOm· l'améliol'at ion mornle et le mieuxêtl'e social do tous. En développement de cet appel nous nous so mmes effo1·cès cle montrer cc qu'est ie socialisme vu dans l'ens<>mblc<leses doctrine s, de ses aci0s et de ses aspirai ions. :Maintenant il nous reste à 1·o<;he1·cher te que veut lP socialisme. Ici nous nous adrPsse1·011ssm'Lout aux. arh·ersai l'cs en lcul' ,u--ant: On Yon:-;affirme que le socialisme c'csL la spoli ation uniYcrsclle et le Mclrnînerncnt clcs mam aises passions. C'es t au contrait·e pour mcU1'e fin à run et l'antre qu'il ya prendre le gouycrnement du mornle. Sans cloute il <;ornlamneles vieilles formes religieuses politiques, prop1·iétail·es, familiales; mais en cela il n'est quo l'exécutem· <lesart'(;ts (ln temps, le seul et impitoyable llestPucteur; c'est lui (fui, al'mé ,le sa faux. lég('ndai1·c, clirni ne infatigablC'ment, rejclte <lans la Cossecommune clu passé tout ce qui a rempli sa destiné<', tout cc qui 1loi!, c·onfot·mém0nt à la loi 1miYel'scllc du perpétuel deyenir et. des f"ol'Iliations succcssiyos. 1"ai1·cplace' à iles destinées nom ('lie:-;c1ui auJ"on!, <•llcs aussi, leur cy cle cl'éyolution. Il en est ainsi, ton!. l<>proclame, ch's ancÏ('JlJlC'Sinsti tut ions, sm·yiYantcs au milieu <1uiles nécessita et <lcYenucsdès lo1 ·s incapables de contenil' plus longtemps l'humanité qui s'est MYeloppée et a ~rancli. En pareille situation, l'œuvre du socialisme est s ul'lout reconstructh e. Laissant les vieilles choses a leur destin, il élabore les pl'incipes fonrlamC'nlaux de l'ordre nom·eau et en pr épare la réalisation. De quel fa<::onil enternl cet ordre nouveau, nou s allons tàcher de l'incliquel' (\ans les étu<lessuivantes, pour que l 'on 1misse comparer (\c bonne foi et ùiro, en connaissance clecause, de quel côté sont la morale et la justice. Le Cannet, le 13 décembre 1889. B. MALON.

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