LES RESCRITS DE L'EMPEREUR GUILLAUME II 129 LES RESCRlTS DE L'EMPEREURGUILLAUME II Les rescrits de l'empereur d'Allemagne sont le grand èvènement de cette première quinzaine de févriet·. L'un est adressé à M. de Bismarck et conçu dans ces termes : « Je suis résolu à prêter les mains à l'amélioration du sort des ouvriers allemands dans les limites qui sont fixées à ma sollicitude par la nécessité <le maintenir l'industrie allemande dans un état tel qu'elle puisse soutenir la concu1Tence sur le marché i~ternational, et d'assurer par là son existence ninsi que celle des ouvriers. La décadence de l'industrie allemande, par la perte de ses débouchés étrangers, priverait de leur pain non seulement les patrons, mais eu~ore leurs ouvriers. Les difficultés qui s'opposent à l'amélioration du sort de nos ouvriers et qui proviennent de la concurrence internationale, ne peuvent être sinon surmontée$, du moins diminuées que par l'entente internationale des pays qui dominent le marché international. « Convaincu que d'autres gouvernements sont éiralement animés du désir de soumettre à un commun examen les tentatives au sujet desquelles les ouvriers de ces pays ont entamé des négociations internationales, je veux que, pour commencer, mes représentants officiels en France, en Angleterre, en Belgique et en Suisse posent officiellement la question de savoir si les gouvernements sont disposés à entrer en négociations avec nous dans le but d'amener une entente internationale sur la possibilité de donner une satisfaction aux besoins et aux désirs des ouvriers, qui ont trouTé une expression au cours des grt'lves des dernières années et dans d'autres circ0nstances . .,, Dès que ma proposition aura été acceptée en principe, je vous ch!lrge de convoquer.tom, les gouvernemente qui s'intéressent dans la même mesure à la question ouvrière, à prendre part à une conférence qui délibérera sur les questions soulevées. « Berlin, le ~ février 1890. <l GUILLAUME. >. Le second, adressé à M. de Berlepsch, le nouveau ministre du. commerce prussien, s'e){prime ainsi : « En montant sur le trône, j'ai fait connaitre ma résolution de favoriser le développement de notre législation dans le sens que lui a donné feu mon grand-père, qui avait assumé la tàche de protéger les classes moins fortunées en s'inspirant de la morale chrétienne . . c Les mesure■ que les po11voirslégislatif et ad_ministratif ont prises en vue d'amêliorer la situation des ouvriers, tout en étant très précieuses et très heu- - 9
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