f,A HE\'UE S'JCIALISTE ment être le plus instru:le possible dans les limites de la force donl elle dispose, car elle a dans la famille et la société un rôle essentiel : l'éducation morale et physique des enfants. En résumé, l\rnteur veut que la génération présente reçoive une éducation asse:r. complète, assez h::u-monique, assez intégrale. disoo~- nous, pour qu'elle puisse transmettre aux générations suivantes des qualités physiques et morales plu;; grandes et les gerllles d'un altruisme plus ,léveloppé. Cur << chaque inllivi<lu, pal' la série d"actes qui constitue la trame de sa vie et qui finissent par se coor,lonner pour ses descenrlants en habitudes héréditaires, déprave ou moralise sa postérité, de même qu'il a été moralisé ou dépravé par ses ancêtres. » Telle est eu substance la thè-;e de l'auteur. Combien de détails intéressants, de réllex1ons charmantes, de pages sugge;;- tives, de généreuse passion pour le bien cl pour le pl'Ogrès, dans tout ce travail dont nous n'avons pu donner aux lecteurs qu'une id(•e lrè,i imparfaite! Nou11avomi, en le feuilletant, essayé de déi:rager l'idoe principale, et les points le~ plus saillant~. l\Iais une œuvre aussi solidernent éllrite doit être s(•neuscment méditée. En ,Ichors de la partie purement philo;;ophilfUe, la jeune mère de famille puuri-a y puiser des con~eils, expression <le la t.endresse la plus éclairée; le p(•<lago:,ue, l'l10rnme politique, y trouveront, wec des document,i du plus grand intérêt, les en::;eiiwemenb les plus précieux. 1·11tel livtc, <l'u11se d,\;age je ne sais r1ucl p,1rfum ,lt! gt~nt'.-10.sil(•d, e foi ·mlcute, d·cspoir ,1:tus l'.ncn11, de haute moralité, hou )•·e le penseur et l'éCl'ivain. Nous ne ll' fern1erons pas, ,;aus déplorer ici, pour la ,-.cience rlH notre pays, la mort du jeune auteur, fauché c1. tl't;ntc trois ans daus toute la vigueur de sou ta leu t. E. RAIG.\' La République du travail, par André Clodin fon<lateur ,tu F,rn1ilistèrn de Guise. Pari~, Guillaumin, prix 8 francs. Linc intércs$ant clans lerp1el est préconis(ie une transformation de l'organisation politique de la République française, pour aniver à l'Nahlif<~emenl de la RPpuhhque du travail. « Rien n'est plus fait que l'histoire du travail dans le paSRé, <lisait M. hnclw, pour cl[•montrer que l'exploitation de fhorr.me par l'homme a toujour~ eu pour pnncipales cause-; le peu d'élévation mor1le d,· l'homme lui-m<'lme, l'égoï~me, la couvoitiRe, la cupidité, l'oraueil, l'ignorance g(\nr>1·:il,·l't, par :-uitc, l'i111pu1Rsanre à concevoir un ordre social, donnant à tous des garanties et cles sécut·ités, et l'impuissance plus grande éncore à rfaliser un tel ordre taut que les hommes ne conçoivent rien en dehors de leur;; passion~ personnelles. « [.'escl:na 6 e, le set·vage, ie salariat sont des modes <lilforcnts de l'exploitation de l'homme par l'homme, mais qui tous, suivant les temps et les lieux, d,•rivent des mœurs et de l'imperfection de la natul'C humnine, » On ne saurait mieux dire. La Répulitjlie, au point de vue politique et admrnislratif, est, ou plutôt dev1ail ,;tJ•e et peut ~trc la forme p;ouvernementale la plus économique. Elle eRt. de plus, le gouvernement de la nation par la nation elle-môme et son but doit être <le travailler au bien-ètre et à la liberté de tous. Et la couséquence de l'établisflement politique de la République, c'est la transformation écuuomique, la ce,-~aliou de l'esclavage de ceux qui ne possè• <lcul neu pat ceux c1ui po,~è<leut la tcnc et les capitaux.
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