114 L.\ 11EVUE SOCIALISTE pour les souteuÏI'. L'o1,inion JJU!Jlic1uene s'était pas déclarée pou!' clic, comme elle l'avait fait pour celle <les dockers. LA GRÈVE DES OUVRIERS DU GAZ. - Celte grè\'C qui dut·e clepuis enYi1·011trois semaines n'atteint qu'une des compagnies ,lu gaz de Lo]l(lJ·e::-l,a Sud-:\lélt·opolitaiue. Chose cu1·ieusc! elle cliffèrP de toutes les anL1·os, en cc qu'elle n'a pas pour oujet, 8oit uue ang111entatiou ùe salaire, soit une climinutiou des heures clc> t1•ayaiL Il est même important de l'Cmarque1· que la compaguic' venait tl'acco1·der à seE-;om ri ers (sous menace de µ:t·è,e), la jom·nèc (le' huit heures, au lieu de tlonzP, cL ceux-ci en étaient n;I.Lul'ellc'mP11t satisfaits. Mais pas assez au g1·é 1k l\L Liresey, l'admmiskaLeu1· clc la compagnie. Après ks ayoi1·comblés de ses IJieufoits, il Youlait les eu accabler. Les ou,-rien,, se <lit-il, <lenaic·nt an>Ü' eu ouf 1·c>de' lem· salai1·c de 7 francs par jour une part rlaus lPs pl'Ofils de la compagnie et conséquemment il voulut !Put· impo..,er rio 1·cccYoi1u· n boni annuPl, en propodion 1lu pri~ !ln gaz. Ut-dcs-;us, la i1·aclcunion closou, 1·ie1·sproteste, (lécri•tt>la gr·èrn Pt le public est g1·a111lcmcuf.étonné de' niii· les oun·Ï('t·s 1·ccon11aî(1·caussi inµ:1·atenwnt la g-éné1·ositt'ù, e M. Livcse,r. Mais c'est ici c1ues'apJJlic1umt lP vers (k Yi1·1l'ile : Timea Danaos et dor10 ferentes ... Quand u11cpsaurle compagnie fait montn' ,l'une génèt·osité si iuaLtcn(lne, c'rst à coup sùr c1u'ellocache <1uelquesinistre dessein, et c'est pa.1·ccque le Syrnlicat a Y ait Llécotn-ei-tle serpent sous l'herbe, y_uïl r<•.ieta J'offre ,lu Loni. Quel était <lonc le hut de M. LiyesL,y? Il amit tout ,l'ëtbo1·(lpl'Oposé (1u·cles otnriei·s qui accepteraient le- IJ011liP laissemicnt <'BÜ'<> ~esmains pendant un certain temps et y pP1·dn1.1cntout dr·oii s'ils se mettaient en g1·ève. Il a depuis admis qu'ufü' t<'ll<'combinnison était Yiduellcment une déclaration de guc1Te à la t.i-adl'-nuion et il l'a 1·ctit·é. Mais il lui en substitua un autre : !'ou n-ie1· pcml1·a son boni s'il donne son congé et que l'ingénimu· de la cornpa!.?:nicne , euille pas l'accepte1·. LP boni ,lcvcnait donc u11appùt cutTupleur 1,um·tous les ouvl'ie1·s synùiqués de \CJHlr-c lem liucrlt'' pom· un héndlcc problématique, car le boni 1lcrnit <lisparaîtt·o si le prix (lu gaz baissait. Au fond, le plan ùe M. Livcsey est tle tan·c signer à ses uuVl'iers <les contrats individuels d'un an, portant des 1late:.,d; ifférentes, les ouvriers s'engageant à faire tout t1·avail qu'un exigerait d'eux et à ne pas se metti·c en gl'ève durant l'année du contrat, sous peine <le perdre leur tleoit au boni. De leur côtè, les om riers ne Yeu lent s'engager que pom· trois mois au plu8 et collectivement. Mais, M. LiYesey n'entend pas de cette oreille-là, car il a lu la fable de Lafontaine; il sait qu'on brise facilement uu faisceau de dards, un par un, et suu but est cle briser le syll(licat ile ses ouvriers. Il se vante d'ayoir accumulé <lepuis quelque temps une somme d'ün
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