La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

98 LA REVUE SOC[ALISTE et, comme le dit Émile Acollas, est-ce que la raison n'impose pas cette égalité? Est-ce qu'elle ne proclame pas que si, des deux êtres qui forment le couple humain, l'un est supérieur et l'autre inférieur, l'un maitre, l'autre stibalterne, aucun des deux ne peut être libre. La femme, cette moitié de l'espèce humaine, est-elle seule exclue des destinées de l'espèce, et l'autre moitié penserait-elle pouvoir les accomplir, pour sa part, en laissant la femme derrière elle. Oui, nous le répétons, la liberté, la justice et l'altruisme ne peuvent exister dans la socièté qu'a la condition que tous les êtres soient et se considèrent comme égaux. Par conséquent, il est grand temps que l'on aflranchisse la moitié <lel'espèce humaine en émancipant entièrement la femme si l'on veut que ces grands mots ne soient pas de grands mensonges, que la société progresse, que l'égalité sociale devienne un jour une réalité et que le monde affranchi prenne son essor vers les cimes de l'harmonie et du bonheur universels. J. SAGNOL.

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