La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

LE MOUVÊMENSTOCIALEN FRAI"iCET A L'ÉTRANGER 759 sonnes y assistaient, parmi lesquelles les députés démocrates Odescalchi, Ricciotti Garibaldi, Hector Ferraris, Ferrari, Maggiorino. Maffi, Pellegrino et les conseillers ouvriers des municipalités de Rome et des localités voisines. Un procès intenté à Amilcar Cipriani et au publiciste Piselli, accusés d'excitation à la désobéissance aux lois monarchiques rlans des articles publiés par la Rivendïcaziorie, vient de se terminer devant la cour d'assises de Forli par un verdict d'acquittement. On annonce que, dans les élections communales, les cléricaux ont subi des pertes nombreuses. Par contre les libéraux avancés, les radicaux et aussi les sociafr:ites ont emporté un granrl nombre de sièges. Tous les journaux ont rappol'té une déclaration raite par un personnage très influent en Italie et appartenant au parti conservateur: -. Nous marchons lentement mais sCtrement vers la République, car le fond de l'esprit italien est républicain. Les ùernières élections municipales prouveut clairement la marche en avant des idées républicaines et 1·adicales. » ANGLETERRE De notre correspondant : J. Magny : L,\. GRÈVE DESILVERT0WN-. Cette grève dure toujour~ (depuis 11 semaines) mais elle bat de l'aile; d'après une lettre <lusecrétaire de la compagnie de Silvertown, plusieurs centaines de gréYistes ont repris le traYail, et il est à craindPe que cette grève ne soit forcée de céder devant l'entêtement et la rapacité des administrateurs. Si ce succès des patrons arrive, il sera dû en grande part.ie aux mécaniciens de la compagnie qui n'ont pas voulu se mettre aussi en grève. Ils n'ont pas trouvé bon d'imiter les travailleurs de différents métiers qui, pe_ndantla fameuse grève des dockers, se sont mis en grève, par principe, pour aider les camarades. Ce n'est pas que nombre de mécanicieus de Silvertown ne soient pas en faveur de la grève, mais c'est le comité exécutif dela trade-union (,quiseul peut décréter la grève et accordei· les subsides aux grévistes) qui s'y oppose. En agissant ainsi, le comité a joué le jeu des patrons en leur aidant à venir à bout des grévistes manouvriers; mais il a aussi encouru une grave responsabilité, étant donné que la trade-union des mécaniciens est peut-être la plus considérable. De nombreuses branches de l'union des mécaniciens ont émis un vote de censure contre le comité exécutif pour son manque de sympathie envers les grévistes de Silvertown, et le prochain congrès dès mécaniciens menace d'être chaud pour le comité exécutif actuel. LES OUVRIERSBOULANGER-S. La menace des ouvriers bou-

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