742 LA n EVUE SOCIALISTE les poseurs de rails, les ouvriers de tout genre occupés dam; les g-ares, ceux occupés aux petits traYaux de réparation faisables sttr place, sont clos hommes de métier qui, malgeo leur emploi au chemin de fer, appartiennent à (les professions qui s'étendent et se ramifient au dehors; ils font partie d'un corps qui n'est pas exclusif au chemin rle fer, ils appartiennent à un autre groupement; et dans une organisation générale des traYailleurs par corps do métiers, on les conçoit comme faisant partie 1°eRpoctivementdu corps des ingénieurs, du corps des mécaniciens, du corps des cha1•pentiel'H, <lucorps (les charrons et des carrossiers, do divers corps d'ouv1·iers m(talluq!;istes, <lucorps des ouvriers chargeurs et déba1·deu1°s(dont le trnYail ne diffè1·0µ;nèee, (1t1'ils'agisse do wagons, d(l chat•iots ou clonavires), etc., etc. Eh bien de cos deux catégories, la pl'cmière, formée par le personnel des fonctionnaires, ne se couçoit guère qu'o1·ganisée de la manière quo nous avons indiquée pour le personnel (les blll·eaux de poste:-; ou des bureaux d'assurances; à moins qu'on ne veuille maintenir le règne de la féodalité financière, en concédant les lignes à des compagnies, cette partie du personnel doit être nommée pat· l'État, t1uitte à y faire entrer le système d'élection (les chefs pal' leurs imborclonnés, hormis pour le corp~ surveillant. Mais la seconde catégorie, celle des hommes de métiers, pont très bien se concevoir autrement : l'Etat peut s'entendre avec le corps des ingénieurs (lJ, ayec celui des mécaniciens et machinistes, avec celui des <lébardeurs, etc., poul' l'exécut10n des trayaux propret! à leur spécialité et nécessaires à l'exploitation des chemins de fer; mais pour cela, il faut que ces groupes soient d'abord constitués. - Bion plus, nous disons que lorsque le groupement des travailleurs pal' métiers sera bien organisé, l'État devra nécessai1·ement s'entendre ayec ces groupes pour l'entreprise des trayaux qui sont do leur ro:-;sort. Et ce que nous disons pour l'exploitation du chemin <lefer, s'applique à plus forte raison à la construction des \'oies ferrées, dont éga,lement l'Etat peut. remettre l'exécution à des groupes d'ingénieurs, do terrassiers et remblayours, de maçons et <lecharpentiers 1 se chat·geant collectivement de la construction dos voies avec leut·s ponts et. leurs tunnels. A plus forte raison encore, pouvons-nous dire la même chose des travaux do bàtissos nécessaires lo long des voies ferrées : gares, magasins, murailles, hn.l.Jitationsdes gal'des, etc, Mais tout ceci nous amène précisémont au troisième modo d'exécution des se1·vicespublics. ll) En tant qu1un corps d'ingénieurs puisse encore exister dans l'avénir, car, avôr, l1insh'Uction intégrale, théot-ique el p1•atique, il se peut que tout m6canioien soit itppelé à dèvenir ingGnlour-mêéllniéiêh, tout mineur ingénieur des mines, tout maçon ~rchitecte, et ainsi de suite.
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