DES SERVICES PUBLICS . 741 agglomérations, on leur adjoint des employés nommés par l'administration communale, de façon a établir une sorte de division du trayail, les uns s'occupant de l'enregistrement des naissances, les autres des mariages, les autres des décès, les autres des domiciles, les autres des changements de profession (cede1·nierenregistrement devenant surtout très important la où la commune serait basée sur le groupement économique, sui-le groupement par corps de métiers). Cependant, nous serions dans l'eneur, si nous nous figurions que ce ~econdmocled'exécution n'est point parfaitement applicable am;si a des senices publics qui sont clu ressort de l'Etat et qui, de plus, exigent un personnel très considérable. Et d'abol'd, ceux. de ces services qui, comme la poste, les assurances, la gestion des finances publiques, etc., exigent pPesqu'exclusivement un pel'sonncl d'écri·vains et d'employés dont la be ·ognc ne constitue pas une industrie proprement dite, ne se conçoiYent guère qu'organisés de cette façon : l'administration publique se diYisant, pour cet objet, en administrations spéciales de la poste, des assurances, des Îtnances, etc., et ces dernières nommant elles-mêmes leurs employés pour les diilérents bureaux. Y aurait-il po sibilité et ayantage de faire pénétrer ilans ce cadre le système des élection ? Nous le croyons : le rouage une fois en train, nous pensons qu'il n·y aurait pas une impossibilité radicale a cc que les commis et garçons de bureau nommassent les chefs de bureau, ceux-ci les chefs de division, ces derniers les membres de l'administration spéciale des postes, des assurances, des finances, etc., réservant alors seulement a l'administration nationale (ou régionale, ou des Communes fédérées), la nomination des inspecteurs, contrôleurs, vérificateurs, c'est-à-dire du personnel surveillant, qui doit nécessairement être indépendant du personnel surveillé. Enfin, beaucoup d'autres grands services publics, qui ont aussi un personnel très nombreux, mais qui ne rentrant pas tout à fait dans la catégorie que nous venons de citer, devront néanmoins être organisés provisoirement de la même façon, en attendant un groupement corporatif qui n'existera guère dans le début et ne pourra s'établir que progressivemeni. Nous faisons ici particulièrement allusion à l'exploitation des chemins de fer. Il est aisé de voir qu<t le personnel s'y compose de deux catégories d'indiYidus. Les uns, comme les commis de bureau, les chefs de gare, les gardes, les surveillants de route, les vérificateurs, inspecteurs et. contrôleurs, sont de véritables fonctionnaires; et ce caractère ne les quitte pas, qu'il s'agisse d'une ligne de l'Etat ou d'une ligne concédée : clans le premier cas car ils sont fonctionnaires de l'État, dans le second cas ils sont fonctionnaires d'une compagnie, voilà tout. Les autres, comme les ingénieurs, les mécaniciens, machinistes~et chauffeurs!
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