LES ANARCHISTES DE CHICAGO 707 • excuse, tantôfune autre a donner. On verra. On s'arrangera plus 11 tard, d'ici au jugement dernier. u Tl'availleurs, soyez en garde. Vous avez été maintes fois << trompés. Cette fois, ne vous laissez pas éconduire « A en juger par les apparences du moment, les événements ne " peuvent pas se dénouer i:;anslutte. La plupart des exploiteurs sont « dècidés à 1·éduire par la faim ceux des travailleu1·s qui ro(u- "< seraient de se soumettre a lem·s déc1·etsarbitrairm;. « La question qui Repose maintenant. est de sarnir si les travailo leurs se laisseront de nouveau onlis01·par l'esclavage accepté, ou 11 s'ils tenteront de fafre entre1· quelqueg idées plus modernes dan~ 11 la tète de lcul's éco1·cheurs. 11 Le 3 mai, la grève devint, géné1·alo. Ce jour-là, eut lieu une attaque de la police,p1·èsdes bàtiments cleMac-Cormiok. L'occasion en fut une rix.o imrvenue ontre les grévistes et les « sarrasins >), qui avaient pris leur place. Nous laissons ici la pa1·oleaux actem·s de la ti·agédie qui suivit. Voici d'abord les mémoil'es cl'August Spies. Ceux d'Alfred Parson~ suivront. PAUL BUQUET. AUGUST. SPIES PRÉFACE Au public, Dans les pages suivantes, je présente une esquisse autobiographique d'August Spies. Elle comprend ses défenses à la. Cour, et un choix dt:J notes ét clel~tres qu'il rn'éc1·ivit en cliverses occasions de sa prison. Dans la publication <leces écrits, je n'ai qu'un objet en vue : donner à mes compatriotes américains, honimes et femmes, le moyen de connaître la vie, le caractère et les aspit·ations <'l'un hommo qui, avec plusieurs auti·es, occupa leur attention ces ncu( del'Die1·smois. Ap1·èsavoit· lu cette brochure, ils pourront jugel' _pat· eux-mêmes. Ils sauront qui était cet homme, et de quelle trempe. Nul n'a été plus systématiquement viJ1pendé pal' la pl'esse capitaliste. Ses convictions, aussi bien que celles de ses compagnons de
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