608 LA I\E!VUE SOC(ALISTE. premier rang, dans leurR préoccupations, la limitation lé~ale de la joumée de traYail. Le pompeux catalogue des droitR cle l'homme, écrit à ce propos Karl M&rx. eRt tle plus en plus remplacé par 11nemo<leste « grande charte» qui détermine légalement la journée de travail et indique clairement quand finit le temps que vend le traYailleur, et quand commence le temps qui lui appartient. La limitation clela joumée de travail a huit heures est inscrite, à partir de 1848, dans tous les rapportS1officiels des inspecteurs de fabrique, en Augletl'lrre, et dans les résolutions c1etous les congrès. ouvriers. Au commencement rle septembre 1866, le congrès de l'association internationale <les t.ravaillet1rs, à GonèYe, sm· la proposition du conseil général de Londres, prenait la decü,ion suinmte : <c Nous déclarons que la limitation de 1aJoul'née de tmvail est la condition préalable sans laquelle tom, leAefforts en nie de l'émancipation doiYent échouer. Nous proposons huit heures pour limite légale de la journée de traYail. >1 Les inspecteurs do fabrique anglais, rep11ésentants cle la claRso capitaliste, sont obligés do faire les mêmes aveux. On lit, dès 1818, dans les Rapports cités par Marx. : « Les procédés (los manœuyres du capital) ont fourni la preiwe « incontestable de la fa1rnseté de l'assertion si sotwent mise on c< ayant, d'après laquelle les ouYrie1 1s n'ont pas besoin do protoction, c, mais pouyent i'•tro considérés comme ,les agents libres cl11u~ la ,, dispmütion de la ::ieulepropriétô qu'ils possèclent; le travail <le << leurs mains et la sueu1·de leur f Pont. >1 • << Le trrwail lilH10, Ri on yeut l'appeler ainsi, mème ,lans :,m pay11 « libro, requiert lo bras puissa1it (le la loi pour le pPotéger. » 1< Po1·m0Ltreost la même chose que foroor de travailler :quatorze <, heures par jouP, aYec ou sans repas. » « Dans los branchès d'industrie qui lui sont soumis.es, le bill des « clix heures (1849) a sauyé les ouvriers d'une flégéneres.cence com- « plète et les a protégés on tout ce qui rega11deleur condition phy- << sique. » c, Lo capital, dans les fabriques, ne peut jamais entreteni11 les « machines en mo1wement all delà d'une pé11iodede temps détorc1 minée sans porter atteinte à la santé et à la moralité rles tiiavail- « lours, et ceux-ci ne sont point en position cle se protégt11 1 eu~- << mêmes. n ,, Un bienfait (le }{\limitation légale des heures de ti1avaiJ, c'est " la clifitinction enfin clairement établie entre lo temps pmpro de << l'om,rier et celui de son maître. L'otrvrier sait maintenant quanrl « lo temps qu'il a vendu finit et quand commence celui qui lui
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