634 LA REVUE SOCIALISTE fait non seulement époque dans l'histoire du travail, ou dans l'histoire cle l'Angleterre, mais aussi <lansl'histoire de l'humanité. Si ce meeting a pour rèsultat de fomenter une union intime entre vous, vous deviendrez en état de résister à)'oppression. » • Lortl Monkswell exprin1e ensuite« l'espoir que des trades-unions fussent établies non seulement en Angleterre, mais clans le monde entier, afin que le partage fùt plus juste entre le capitaliste et le travailleur». Un M. Steadman, du Conseil des métiers de Londres (London Trades Cuuncil) ajouta, aux acclamations répétées de l'auditoire, que les tramways devraient être dirigés par le conseil municipal de Londres. Un autre meeting nocturLe eut lieu une semaine après pour « ventiler •>, comme disent les Anglais, les griefs des employés des tramways-sud. Le 25 octobre, troisième meeting nocturne, présidé par John Burns. Il annonça quel' « Union n ayait en quatre mois enrôlé 1000 membres payants, sur) 1.400 employés. Pour persuader les 400 qui ne sont pas encore enrôlés, Burns promit de consacrer une soirée par semaine à tenir des meetings partout où l'on jugerait sa présence nécessaire. « Le moment n'est pas encore venu de vous mettre en grève, dit-il; il nous faut être aussi prudents que des serpents dans notre combat ayec los compagnies. Lorsque nous aurons enrôlé la moitié ou les deux tiers des employés, nous Yerrons alors si nous de,-ons déclarer la grèYe, non seulement sur une seule ligne, mais sur toutes les lignes à la fois. » Cette menace a fait réfléchir plusieurs compagnies d'omnibus et de tramways, et. quelques petites concessions ont été accordées aux employés dans le but de les détourner de s'enrôler dans l' « Union)), mais, tôt ou tard, il faudra bien que les compagnies cèdent devant la ténacité de Burns qui s'est promis de réus. ir dans cette grève comme il a réussi dans celle des dockers. LES GRÈVES DE BRISTOL. - La fin du mois d'octobre a été fertile en grèves à. Bristol. Le 23 octobre les ouvriers des docks, les déchargeurs de bois et les porteurs de grains, au nombre do 1,400, quittaient leur traYail pour obtenir une augmentation de salaire. Les patrons concédèrent imméàiatement les demandes des deux prnmiers groupes, mais ces groupes refusèren.t de reprendre le trayail avant que les 'porteurs de grains eussent reçu satisfaction. L'agitation se répandit parmi les ouvriers cotonniers, les gabarriers, les ouvriers des gares de marchandises, les balayeurs des rues, les cordonniers, les ouvriers des manufactures de tabac, les scieurs de bois, etc., qui se mirent aussi en grève. Une grande dèmonstration, à laquelle assistaient 30,000 personnes, eut lieu le samedi 20 octobre
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